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L'Ecole des filles ou la Philosophie des dames
 
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L'Ecole des filles ou la Philosophie des dames [Poche]

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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

"Fanchon : J aurai peur, au contraire, que cela lui fit mal.
Susanne : Point du tout, mon c ur, et cela lui fait grand bien.
Il est bien vrai que le premier coup de vit que l on lui donne, en le mettant dedans, elle sent une petite cuisson, à cause qu elle n y est pas accoutumée, mais pas après, cela ne fait plus que chatouiller et exciter le plus grand plaisir du monde."

Une jeune femme bien avertie délivre ici à sa cousine, nettement plus innocente, ses instructions sur l érotisme. Publié anonymement au XVIIe siècle, l ouvrage est d une écriture classique : aussi, ne se fourvoie-t-il pas et remplit parfaitement son office. Sous la forme efficace du dialogue, les choses sont dites crûment, sans détours ni manières. Adressée aux "belles et curieuses demoiselles", cette apologie de la luxure est immédiatement saisie et confisquée lors de sa sortie, en 1655. L ouvrage a subsisté grâce aux nombreuses contrefaçons hollandaises qui circulèrent vers 1667. Une incitation salutaire à la débauche. À lire sans pudeur par les curieux aussi bien que par les amateurs de volupté. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Un mot de l'éditeur

« Pourquoi donc tant d’investigations pour un petit volume ? C’est qu’il s’agit tout simplement du premier ouvrage érotique français, dans la mesure où il est en prose, clandestin et condamné. Curieusement, alors que la production française de poésie licencieuse est la plus importante d’Europe, et que nos fabliaux ont donné le ton du récit gaillard depuis au moins cinq siècles (mais en vers), L’École des filles est la première mise en scène " prosaïque " française des ébats amoureux. » (Jean-Jacques Pauvert in Anthologie historique des lectures érotiques)

Un livre fondamental donc, dans lequel la culpabilité chrétienne est évacuée, où tout est permis, naturel, sans perversion. Ce qui explique sans doute sa saisie immédiate et sa condamnation à une époque où, dans les salons, on en est à se divertir autour de la carte du Tendre...
Divisé en deux dialogues, L’École des filles est un véritable guide d’initiation à l’amour. La jeune Fanchon est vierge et niaise. Suzanne, sa cousine, décide de l’instruire et de l’initier au langage du libertinage. Dans le second dialogue, Fanchon revient conter à sa cousine les exploits qu’elle a accomplis. Outre que les dialogues sont savoureux, L’École des filles a également valeur de document sur les moeurs et les canons de beauté du XVIIème siècle.

Quatrième de couverture

Voici le chef d'oeuvre du libertinage. Publié à Paris à l'époque où la guerre de la liberté d'expression faisait rage en France, il fut saisi avant d'être mis dans le commerce. Republié en Hollande un peu plus tard, il est resté très rare pendant longtemps.

« A première lecture, pour qui ne voudrait pas voir plus loin que le bout de son nez, L'École des filles est un recueil d'obscénités : mots orduriers, gestes interdits, immoralité brossière, tout y semble conçu pour blesser le goût du beau autant que du vertueux. Libertinage au sens ordinaire du mot, prêchant la débauche et donnant les moyens de la pratiquer » (Jacques Prévôt).

Mais sous couvert de faire l'éducation sexuelle d'une pucelle afin de la livrer à celui qui la convoite, (toutes les pratiques de l'amour sans exception y sont détaillées), le livre est une exceptionnelle réussite dans l'audace tranquille, et la révolte sans concession contre les interdits.

L'auteur vu par l'éditeur

On en est toujours à se demander qui peut être l’auteur de cette École des filles et les suppositions vont encore bon train quelques quatre siècles après sa publication. D’éminents auteurs tels que Pierre Louÿs y allèrent de leurs hypothèses, mais le mystère demeure...
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