Délicat, fin, subtilement absolu, à la fois pudique et hors scène publique qui s'affiche, ce film relève de l'anticonformisme politique et social pour ce que la passion peut avoir de vrai. De ce drôle de régime, comme dirait Clément Rosset, naît l'exercice d'une pure liberté de l'amour, d'une soumission librement consentie, d'un extrême des sens coïncidant à celui du sentiment. L'ensemble garde à la fois, après tant d'années, le pouvoir subversif d'une poésie des images, de la violence douce et cruel du coeur japonais, de l'oeil comme dirait G. Bataille, du corps sacré... A ne pas manquer...