| ||||||||||||||||||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un réçit percutant,
Par Max Weber "Max Weber" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Evocation visiblement très autobiographique de son enfance, "L'enfant" marque par la rudesse de l'univers qu'il décrit, et qui n'en ressort que plus par le style que l'auteur adopte :"Ma mère dit qu'il ne faut pas trop gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins ; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures. Mlle Balandreau m'y met du suif." Je reprends la citation pour donner le ton - elle est extraite de la première page - et aussi pour sa forme, car le fait que des paragraphes courts s'enchaînent est tout à fait caractéristique de l'ouvrage ; elle vient appuyer la scansion déjà marquée par la brièveté des phrases et l'enchaînement rapide des souvenirs dont l'auteur réduit l'évocation aux évènements et aux sensations les plus marquantes. Apparaissant ainsi comme des flashs, ces réminiscences semblent d'autant plus réalistes. Vallès qui raconte son enfance, ce n'est pas Proust qui médite sur sa madeleine, ni dans son fond ni dans sa forme, c'est le moins qu'on puisse dire. La vie du gamin du Puy au milieu du XIXème siècle est rythmée par les corrections que ses parents lui infligent avec un sadisme déconcertant, la mère n'hésitant pas à tendre des pièges à son fils au point que ce dernier en est réduit à prétendre qu'il n'apprécie pas telle chose pour ne pas en être privé, mais s'en voir au contraire offrir en abondance. On suit ainsi notre héros jusqu'à son adolescence. Le parcours est très rude, à peine ponctué de trop petits moments de bonheur lorsqu'il échappe à la surveillance de l'autorité. Tout de même, on voit l'animal relever la tête peu à peu, ce qui permet d'échapper à un effet de répétition qui aurait lassé : l'un des aspects les plus saisissants de la technique de narration qu'a adoptée Vallès est qu'il s'échine à ne jamais plus en dire sur chaque instant de son enfance que ce qu'il semble avoir perçu et compris alors. Ainsi, le début semble écrit par un petit bonhomme et la fin, par un adolescent. Au final, le lecteur a l'impression de grandir avec lui. Au-delà, les amateurs du XIXème siècle trouveront dans ce roman d'un fils d'enseignant une description décapante du système scolaire. Des enseignants survivant dans la misère, exposés à la précarité la plus totale, soumis qu'ils sont à la toute puissance de leur hiérarchie, qui se fixent comme seul horizon de parvenir à faire avaler et recracher aux élèves leurs classiques : on est bien loin de ce qu'on peut connaître aujourd'hui. Qui forme cette école, interroge Vallès, qui un jour s'effondre en réalisant qu'on l'apprécie pour sa capacité à faire de vers sans se soucier de ce qu'ils disent, pour la quantité et non pour la qualité de son travail... mais c'est pour mieux s'entendre dire "Relevez-vous, mon enfant ! Avoir ramassé ces épluchures et fait vos compositions avec ? Vous n'êtes au collège que pour cela, pour mâcher et remâcher ce qui a été mâché par les autres" par le professeur auquel il confesse ce qu'il croit naïvement être un crime. On a fait mieux depuis en termes d'épanouissement des esprits, même s'il subsiste assez de cette approche dans certains cursus tant la sélection sur la mémoire facilite l'abattage des copies : vive le QCM qui dispense d'en appeler à l'esprit de synthèse et au sens critique ! Ceux qui seront séduits par les rapports de la mère à son fils ne manqueront pas de lire "Vipère au poing" d'Hervé Bazin pour continuer d'investiguer le sujet. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Ce n'est pas le roman de Jules Vallès !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Broché)
Si on ne connaît pas la collection dans laquelle paraît ce livre, on fait un très mauvais achat !En effet, il ne s'agit pas du roman de Jules Vallès mais de l'étude de quelques extraits. Probablement un bon livre scolaire, mais une grosse déception pour celui ou celle qui recherche l'oeuvre originale et complète. La description devrait être un peu plus explicite.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On voudrait mettre 6 étoiles, et davantage !!!,
Par Mimine (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant (Poche)
Vallès raconte l'enfance du petit Jacques, fils d'un instituteur et d'une marâtre insupportable. Jacques, c'est Jules... Jules c'est l'auteur. Et pourtant ce dernier n'entend pas faire oeuvre autobiographique. Donc pas de complaisance - never complain, never explain -. Ce qui fait qu'on rit beaucoup parmi ces pages, on rit de l'ironie du gamin, on rit d'un bon sens qui se voudrait la chose du monde la mieux partagée... Et puis surtout on prend plaisir à cette écriture si subtil, aux jeux de mots, aux quolibets... Jules Vallès fut un grand homme, un grand auteur, mais il fut aussi un sacré p'tit gars!A lire donc le plus vite possible, avis à tous les lecteurs "littérairement pédophiles" comme l'était Christiane Rochefort. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|