Et pour cause, Lao She est mort avant d'avoir pu continuer ce roman autobiographique très intéressant. Il l'a même à peine commencé tellement le livre est court alors qu'il aurait dû être d'une grande longueur.
Dans la première partie, l'auteur aborde, à travers le récit de sa petite enfance, le déclin des Mandchous (les "bourgeois") ; dans la seconde, l'influence grandissante des étrangers, très mal vécue. Quel dommage de ne pouvoir lire l'intégralité du récit du repas entre Ding Lu et le Révérend Bull !
Le plaisir est donc de courte durée ; si vous détestez rester sur votre faim à la fin d'un livre, laissez tomber ; pour ceux qui connaissent et apprécient le style de Lao She, c'est à lire, car l'auteur y fait vraiment preuve de talent et d'humour.