Présentation de l'éditeur
Fabuleuse aventure que celle de la « Vénus hottentote », de son vrai nom Saartjie Baartman, descendante des premiers habitants de lAfrique du Sud, jeune femme aux formes hallucinantes, arrachée à sa terre par deux escrocs qui, en 1810, vont lemmener à Londres puis à Paris pour lexhiber comme une bête de foire, un Elephant Man au féminin. Exploitée dans des conditions sordides qui donneront lieu à un retentissant procès, elle enflamme le monde scientifique et devient célèbre avant de mourir le 1er janvier 1816.
Commence alors pour elle une surprenant destinée posthume. Soigneusement disséquée par Cuvier, sa dépouille fait lobjet dun moulage qui attirera plusieurs générations de visiteurs au Muséum puis au Musée de lHomme. Et puis voilà quen 1994 son peuple réclame la restitution de son squelette et de ses organes conservés dans des bocaux. Débute alors une enquête digne dUmberto Eco et une polémique dautant plus épineuse quelle semble mettre en jeu des intérêts nationaux. En février dernier les députés ont voté en faveur de la restitution à un gouvernement sud-africain plus embarrassé quempressé, mais laventure est loin dêtre terminée. Affaire à suivre à la rentrée
Commence alors pour elle une surprenant destinée posthume. Soigneusement disséquée par Cuvier, sa dépouille fait lobjet dun moulage qui attirera plusieurs générations de visiteurs au Muséum puis au Musée de lHomme. Et puis voilà quen 1994 son peuple réclame la restitution de son squelette et de ses organes conservés dans des bocaux. Débute alors une enquête digne dUmberto Eco et une polémique dautant plus épineuse quelle semble mettre en jeu des intérêts nationaux. En février dernier les députés ont voté en faveur de la restitution à un gouvernement sud-africain plus embarrassé quempressé, mais laventure est loin dêtre terminée. Affaire à suivre à la rentrée
Quatrième de couverture
Fabuleuse aventure que celle de la Vénus Hottentote, de son vrai nom Sarah Baartman. Jeune "Sud-Africaine" aux formes hallucinantes, elle est arrachée à sa terre natale par deux escrocs qui, en 1810, vont l'emmener à Londres puis à Paris pour l'exhiber comme une bête de foire. Elle enflamme le monde scientifique et devient célèbre, mais décède prématurément en décembre 1815. Récupéré par les savants, dont l'illustre Cuvier, son corps difforme fait l'objet d'un moulage exposé au Muséum puis au musée de l'Homme jusqu'à la fin des années 1970. Mais voici qu'en 1994 l'ethnie khoisan réclame la restitution de ses restes. Il faudra des rebondissements dignes d'un roman et le vote d'une loi pour qu'enfin ils soient officiellement remis à l'Afrique du Sud le 29 avril 2002.
Gérard Badou est écrivain et journaliste.
