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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Coup de canif dans la nuit d'Alger,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Envers des autres (Broché)
Kaouther Adimi résume ainsi l'ambition de son premier roman, L'envers des autres : 'Je souhaitais donner la voix à plusieurs personnages de générations différentes dont les discours se feraient écho. J'avais aussi envie de montrer un aperçu d'Alger, aujourd'hui, à travers l'histoire de personnages qui vivent ensemble, se croisent et se parlent sans jamais réellement se connaître'. Mission accomplie, et de façon magistrale. Son roman, très bref, à peine plus de cent pages, est comme un coup de canif dans la nuit algéroise. On y lit l'ennui, la jalousie, la désillusion, l'espoir et la rancoeur d'êtres en quête de raisons de (sur)vivre. Nuit blanche sur la ville blanche. Adimi a un talent fou pour camper en quelques mots un personnage, capter une atmosphère. Rester et faire évoluer les mentalités, partir vers l'Europe parce qu'il n'y a pas d'avenir au pays : l'alternative est simple. En attendant, on s'ennuie, on médit, on rêve à ciel ouvert. Il y a dans le réalisme noir de L'envers des autres des volutes poétiques et des infinités de nuances chromatiques qui séduisent et laissent à penser qu'on n'a pas fini d'entendre parler de cette jeune romancière algérienne.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Roman intime sur un sujet actuel,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Envers des autres (Broché)
C'est par petite touche de couleur, ou plutôt d'ombre que Kaouther Adimi nous dépeint la société algéroise dans ce roman polyphonique. Ce sont des bribes de sentiments, des rencontres, des actes qui expriment le dés½uvrement de la jeunesse de ce quartier d'Alger. Mais effectivement, on retrouve le mal-être de n'importe quelle jeunesse au monde. Si ce n'est qu'il y a l'environnement culturel, le carcan de la mère directive, enclin à perpétuer le mariage des jeunes filles et craignant le "qu'en dira-t-on" du voisinage mais aussi les paroles inquiétantes de l'imam. Kaouther Adimi montre parfaitement l'errance des jeunes qui n'ont que deux solutions, émigrer ou se battre. Elle émet la solution constructive de pouvoir faire progresser ces jeunes ayant une formation au sein de leur pays. Toute jeunesse qui sent un avenir productif en son pays n'ira pas vers la drogue ou s'exiler vers un eldorado.Sans vraiment entrer dans les détails, l'auteur exprime l'errance affective des membres de cette famille et les conditions de vie en Algérie. C'est une lecture intime et actuelle, un premier roman qui dévoile une profonde humanité et une conscience du monde d'aujourd'hui. Ce roman a été initialement édité aux Editions Barzach sous le titre Les ballerines de Papicha. Actes Sud a choisi de l'éditer en France sous le titre L'envers des autres. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
Algéria,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Envers des autres (Broché)
L'envers des autres (dont le titre original demeure Des ballerines de papicha) se présente comme une polyphonie hustonienne (ici, point de Nancy mais une brillante et jeune Kaouther) dans une Algérie moderne mais soumise au diktat de la religion, à la difficulté grandissante pour ses habitants de communiquer (remarquable diatribe d'approche de deux étudiants attirés l'un par l'autre), d'aimer tout simplement, d'espérer un meilleur ici ou ailleurs. On y rencontre les membres d'une famille défaite : la belle Yasmine (indépendante, affirmée, étudiante) , son frère Adel (bel homme, employé soumis à un lourd secret), leur s½ur aînée Sarah (dont le mariage avec Hamza périclite en même temps que son âme), leur mère (revêche, détestable, assez méprisante, emplie de rituels), la petite Mouna (fille revêche de Sarah), les voisins venimeux (Hadj Youssef, «photographe» et consommateur de chair fraîche, son fils violent Chakib et ses acolytes aussi demeurés et obscurantistes que dangereux ) etc. Panel d'une société malade de ses préjugés mais assez cosmopolite (avec ses papichas et papichos), d'un avenir sombre et sans issue pour certains, L'envers des autres montre l'impossibilité de faire confiance à autrui, d'échanger, d'énoncer ses intimes pensées. Chacun y relate sa vérité, ses soucis, ses envies, décrit parfaitement son amertume. Intelligemment écrit (une plume parfaite et adaptée à l'âge du personnage), ce livre montre les dérives d'un milieu fermé et l'abandon. Remarquable !
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