Prix Nébula et Science Fiction Chronicle 1994
Bien que découpé par l'auteur en 7 parties, ce roman comporte pour moi 3 parties :
La première : A travers un mouvement estudiantin un peu puéril et une courte romance, l'auteur nous dépeint la dureté de mars, les conditions extérieures de la planète et l'architecture sociétale martienne et ses MA, ses Multi-modules associatifs, sortes de grandes familles-Entreprises. La vie dans les terriers de ceux qui se surnomment pour des raisons évidentes : Les lapins rouges.
La seconde partie : A travers un voyage et un séjour sur terre de l'héroïne, l'auteur nous fait une description très minutieuse et politique des intéractions et des tensions Mars-Terre ainsi qu'une présentation de la société, hautement "cablé" qu'a developpé cette dernière.
Pour la dernière partie (comptant les parties 3 à 7 de l'auteur), l'héroïne retourne sur mars, s'y marie et l'on assiste à son ascension (et déchéance) dans la société martienne, sa nouvelle construction politique, ses découvertes scientifiques et ses avancées technologiques, sur fond de tension et "guerre" éclair avec la terre, jusqu'au final, que l'on devine très rapidement au milieu du roman : la réalisation, au sens littéral du titre du roman.
Si les deux premières parties laissent penser que le roman de Bear est un roman social ou politique, le côté scientifique prend le pas dans la dernière partie (selon mon découpage).
L'envol de mars est un roman extrèmement exigeant, Très bien construit, très scientifique, très hard science, abordant de nombreux sujets, cybertechnologie, IA, nanotechnologie, , exobiologie, archéologie, physique des particules. l'histoire est originale, indéniablement.
MAIS : En ce qui me concerne, je lui ai trouvé des longueurs, des problèmes de rythme et une lecture un peu rébarbative. Je me suis un peu ennuyé, il faut l'avouer. Peut-être une sf un peu trop exigeante.