Télérama
Demain, Juan et Stella doivent passer un examen. Rien ne va plus dans la ville de Buenos Aires, qu'envahit un brouillard intense. Sur la place de Mai, en un culte mystérieux qui n'est pas sans évoquer les futures funérailles d'Evita Perón, la population défile en silence devant d'étranges reliques. Certaines rues se sont effondrées, entraînant des catastrophes. Ce qui n'empêche pas nos cinq comparses, suivis par l'ombre inquiétante d'un certain Abel, dont ils fuient la présence, d'aller de bar en bar, de tuer le temps jusqu'à l'heure fatidique de l'examen, de refaire le monde en paroles, d'ausculter sans fin leurs jeunes existences... De s'inquiéter aussi des événements étranges dont le sens leur échappe. Et, à l'université aussi, rien ne va plus&~160;: l'examen semble bien compromis. --Michèle Gazier--
Présentation de l'éditeur
"Journal d'Andres Fava". Un groupe d'amis - un couple d'étudiants à la veille d'un examen, un journaliste à l'humour sarcastique et son amie d'une irrésistible candeur - se promène jour et nuit dans Buenos Aires. Ces déambulations les mènent à un état de lente hallucination. Ils aperçoivent en plein centre ville un épais brouillard, des champignons et des ossements. Et approchent d'une immense maison où des lecteurs lisent sans fin, à voix haute et en langue originale, des chef-d'oeuvre de la littérature universelle... "Le Journal d'Andrés Fava" apparaît comme un jeu de miroirs à l'intérieur de "L'Examen", puisqu'il est l'oeuvre de l'un de ses principaux personnages. Journaliste, grand lecteur et mélomane averti, Andrés Fava - double à peine masqué de Cortzar - livre son carnet de bord. Il y est question de maté, de sports, de cuisine, mais avant tout de musique et de littérature.