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En Angleterre, les acteurs écrivent aussi bien qu'ils jouent la comédie... Ce n'est pas Stephen Fry, aussi efficace à l'écran que la plume à la main, qui fera taire la rumeur. Dans L'Hippopotame, son second roman (après Mensonges, mensonges), il dresse un étrange tableau de famille, sur fond de riche société anglaise, et dévoile en trompe-l'oeil les secrets des uns et les obsessions des autres. Au premier plan, avec cet humour juste et raffiné, teinté d'une méchanceté toute britannique, Fry dépose son hippopotame, Ted Wallace.
L'individu aime les femmes, l'argent, le whisky... Snob et acariâtre, ce poète à la plume de fiel compte dans ses relations quatre-vingt-quinze pour cent d'ennemis et cinq pour cent d'amis intéressés. Alors qu'il noie dans l'alcool son échec professionnel au bar d'un club de Soho, il tombe sur Jane, sa filleule, qui lui annonce bientôt qu'elle est atteinte d'une maladie mortelle. Une révélation qui n'aurait guère concerné notre ami Ted si elle n'était suivie d'une proposition : cent mille livres pour enquêter sur un miracle qui aurait eu lieu dans la magnifique propriété de l'oncle de Jane : Michael Logan. Un richissime industriel que Ted connaît bien... --Hector Chavez
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On n'est pas plus sérieux à 66 ans qu'à 17 ans... surtout lorsque, tout comme Ted Wallace, on a quelques fûts d'alcool sur sa promenade
Querelleur, radoteur, grinçant de la parole, ce critique de théâtre n'a pas son égal pour donner à ouïr au tout-venant ses remarques acerbes
Et c'est bien entendu à la suite de l'une de ses incartades langagières, légèrement trop démonstratives et impétueuses, que "l'hippopotame" se voit congédié de son journal. Certes, interrompre un spectacle en pleine représentation pour manifester sa désapprobation pourrait provoquer, chez certains, quelques rougeurs rétrospectives Point n'est le cas de Ted Wallace qui s'en va, sur le champ, conter ses mésaventures dans les bars alentour tout en laissant ses yeux ribouldinguer à la vue de quelques jeunes filles. Sans discrétion, le bougre saura pourtant se révéler d'une tendresse et d'une sagesse infinie dans l'accomplissement d'une mission fort délicate. "Lorsque l'on passe son existence juché sur une montagne de moralité, on ne voit rien d'autre que la boue au-dessous de soi. Si, au contraire, comme moi, vous vivez dans la boue elle-même, vous avez une vue du tonnerre sur le joli ciel et les chouettes collines vert-tendre au-dessus de votre tête." arguera-t-il.
Transformé en Hercule Poirot du miracle, pour l'occasion, Ted Wallace ne sacrifiera pas pour autant son authentique humour british, ses petits-déjeuners copieux et ses remarques salaces. Une bonne compagnie et une excellente lecture qui n'aura de cesse de mettre un terme définitif à toutes nos superstitions et viles croyances --Sylvaine Jeminet--
Et c'est bien entendu à la suite de l'une de ses incartades langagières, légèrement trop démonstratives et impétueuses, que "l'hippopotame" se voit congédié de son journal. Certes, interrompre un spectacle en pleine représentation pour manifester sa désapprobation pourrait provoquer, chez certains, quelques rougeurs rétrospectives Point n'est le cas de Ted Wallace qui s'en va, sur le champ, conter ses mésaventures dans les bars alentour tout en laissant ses yeux ribouldinguer à la vue de quelques jeunes filles. Sans discrétion, le bougre saura pourtant se révéler d'une tendresse et d'une sagesse infinie dans l'accomplissement d'une mission fort délicate. "Lorsque l'on passe son existence juché sur une montagne de moralité, on ne voit rien d'autre que la boue au-dessous de soi. Si, au contraire, comme moi, vous vivez dans la boue elle-même, vous avez une vue du tonnerre sur le joli ciel et les chouettes collines vert-tendre au-dessus de votre tête." arguera-t-il.
Transformé en Hercule Poirot du miracle, pour l'occasion, Ted Wallace ne sacrifiera pas pour autant son authentique humour british, ses petits-déjeuners copieux et ses remarques salaces. Une bonne compagnie et une excellente lecture qui n'aura de cesse de mettre un terme définitif à toutes nos superstitions et viles croyances --Sylvaine Jeminet--
