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Commentaires client les plus utiles
27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur John Ford !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ce film est, à mes yeux, le meilleur du grand John, avec "She wore a yellow ribbon" et "Autum of the Cheyennes". La photo noir et blanc ajoute une note tragique et poétique à la fois au drame qui se déroule sous nos yeux : l'affrontement du Bien servi à la fois par la Loi (J. Stewart) et le colt (J. Wayne) et du Mal, incarné de façon magistrale par Lee Marvin. De plus, on y voit la construction des Etats-Unis, le premier vote des nouveaux Américains issus de l'immigration... Bref, que du bonheur !
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Je ne suis pas un héros !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ce film est un des grands classiques du western, c'est à dire qui ne vieillit pas, et qui aurait même tendance à se bonifier avec le temps. Il possède la marque de l'intemporalité, souligné en particulier par l'usage du N&B qui accentue les caractères et met l'accent sur les relations entre les personnages. Classique car John Ford, dans le final magistral de ce film, va faucher les certitudes. D'abord vu comme un film où la loi doit prend le pas sur la force brutale, on s'aperçoit que c'est la loi du revolver qui aidera à l'instauration de la société moderne. Comment d'un désordre peut naître un ordre ? voilà qui troublera ce jeune avocat installé avec ses idéaux dans cette ville de l'Ouest. John Ford ne donne pas de leçon de morale directe mais fait quand même la leçon lorsque la conclusion suppose qu'on ne peut mettre en cause une légende. L'histoire des États-Unis doit rester à la légende, quelles que soient les tâches d'ombre qui l'entachent. Ainsi naissent les héros et les nations.
La composition de John Ford est exemplaire, que ce soit dans le choix des décors, dans le mouvement sobre des caméras, dans le choix des plans. Et que dire des acteurs : John Wayne, impérial ; James Stewart, assoiffé de justice dans sa gaucherie très calculée ; Lee Marvin, fantastique Liberty Valance plein de malice ; le "jeune" Lee Van Cleef qui promène son ½il de vautour ; et la belle Vera Miles qu'Alfred Hitchcok avait fait froidement assassiner l'année précédente dans Psychose. Dans ce film qui offre beaucoup se scènes tournées en intérieur, John Ford présente au spectateur l'image d'une société qui ne connaît que la violence et qui n'a pas franchement besoin de grands héros, juste des bons tireurs. C'est noir et splendide. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
La plume et l'épée,
Par Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme qui tua Liberty Valance (En noir et blanc) (DVD)
Ransom Stoddart (James Steward), un jeune homme de loi se rend à Shinbone, petite ville du Far West pas encore desservie par le chemin de fer. A peine arrivé, il est violemment agressé par la terreur locale, un bandit nommé Liberty Valance (Lee Marvin). Rance est recueilli par des restaurateurs de Shinbone et à peine remis sur pied, il envisage de faire traduire Liberty Valance en justice, une idée qui provoque la consternation voire l'hilarité dans cette contrée jusqu'alors régie par la force. Sa vision moderne va l'opposer immédiatement à l'autre homme fort du pays, le cow-boy Tom Doniphan (John Wayne), qui lui n'a foi qu'en les armes.
L'Homme qui tua Liberty Valance fait partie de ces westerns qui vous instruisent sur la construction de l'Amérique. Tout d'abord les décors intérieurs sont riches de détails, mais surtout on y trouve des préoccupations toujours d'actualité sur la démocratie, le journalisme, l'égalité, l'instruction et le pouvoir du peuple. Enfin et ce n'est pas le moindre, il y a ce sujet inépuisable : faut-il traiter la violence par la violence ou faire primer le droit ? La force du film est qu'il ne répond pas de manière tranchée à cette question puisque personne ne sort vraiment vainqueur de la querelle d'idées qui oppose Rance et Tom. Techniquement, l'image en noir et blanc est irréprochable et le DVD propose 5 langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol) et 24 sous-titrages différents. Pas de bonus à part cela. Une remarque sur la jaquette de cette édition : le résumé y est faux ; on aura tout vu. Concernant le film lui-même, le jeu des acteurs est irréprochable et l'équilibre est habile entre les scènes d'action, d'émotion et de réflexion. Une mention spéciale au personnage du shérif que l'on croirait sorti des Simpsons. On peut trouver des défauts à ce film pourtant prenant et intelligent : tout d'abord comme c'est le cas dans quasiment tous les westerns, on ne sait pas en quelle année se déroule l'action ; on ne sait pas où exactement non plus. Il m'a semblé que la contrée en question était en passe d'être un Etat, mais je n'ai pas trouvé cela très clair. Sinon certaines scènes (en particulier celle du cours d'alphabétisation) sont un peu naïves à mon goût. Malgré cela on ne peut que recommander ce DVD qui devrait plaire à tous les publics, pour des raisons différentes. Au bout du compte, les films d'action intelligents ne sont pas si fréquents pour que l'on se permette de passer à côté ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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