Il existe une planète, Lemnos, où, depuis 9 ans, vit un homme. Une planète désertée par ses habitants, et dont le seul vestige est un gigantesque labyrinthe, de la taille d'une ville, aux pièges mortels et innombrables. Huit zones, huit quartiers, où chaque pierre, chaque mur, peut receler une trappe ou des pointes acérées.
Pourtant, l'homme qui y vit a délibérément choisi de s'y réfugier. Pourquoi ? Quelle funeste raison l'a donc ainsi poussé à fuir le monde des Hommes et s'enfermer dans la plus sombre et la plus dangereuse des prisons ?
L'équipe qui vient de se poser sur la planète du labyrinthe n'en ignore pas l'unique et triste raison. Cependant, leur mission est simple : ramener l'étrange prisonnier, quels que soient les risques.
Broadman, le chef de cette petite équipe, l'a bien connu. Dick Muller était en effet un explorateur célèbre. Broadman lui a d'ailleurs lui-même, dans le passé, confié la plus importante des missions. Est-ce là la raison de cette réclusion volontaire ? Peut-être...
Avec son talent habituel, Robert Silverberg décrit son labyrinthe, presque comme s'il fut vivant. Car le labyrinthe possède lui-même sa part de mystère, et si les questions à son sujet se font nombreuses au cours de la lecture du roman, bien peu de réponses seront apportées. Car l'objet du roman est bien d'un tout autre ordre : celui de la réclusion d'un Homme et de la tentative pour le ramener vers les gens de son espèce. Mais Muller est-il seulement encore humain ?