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Commentaires client les plus utiles
25 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
une référence ...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme médiéval (Poche)
En lisant l'homme médiéval par Jacques Legoff, on se rapproche de la vie au moyen age qui est le titre d'un autre essai dans la même collection. A la lecture de cet ouvrage on est face à une dizaine de profils différents. Les plus connus sont bien sûr le paysan , le chevalier etc ... Mais des profils inhabituels tels que le marginal, l'artiste ou le citadin permettent de circonscrire encore plus l'homme médiéval et d'avoir ainsi une large palette de ses faits et gestes, de ses us et coutumes, de ses qualités et défauts ... Palette constituée par différents médiévistes qui apportent chacun un éclairage différent. Cette accadémie de médiévistes a permis de faire de cet ouvrage un ouvrage riche et unique, qui mérite toute notre attention ... si l'on veut se pencher sur la nature même de l'homme du moyen age, cueillez au passage l'étude et les réflexions de ces co-auteurs...
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très belle oeuvre d'historiens,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme médiéval (Poche)
Jacques Le Goff a réuni 10 médiévistes pour nous aider à comprendre la vie, la mentalité, la civilisation, les goûts, les peurs et aspirations de l'homme médiéval.Les portraits sont ainsi dressés par chapitres successifs : Les moines, le guerrier et le chevalier, le paysan et le travail des champs, le citadin, l'intellectuel, l'artiste, le marchand, les femmes et la famille, le saint, le marginal. L'Eglise est omniprésente dans la vie au Moyen-Age, dans la conception de la société (le monachisme), favorisant progressivement l'essor de l'art (de nombreux artistes étaient membres du clergé), de la vie intellectuelle (au départ, des clercs), dans la représentation du marginal (qui littéralement vit aux marges de la communauté) et du rôle social des femmes (l'Eglise s'est fait l'avocat du contrôle des naissances). Le marchand annonce l'avènement du capitalisme dans sa brutalité. L'image détestable du marchand dans la société (son absence de morale, sa vie orientée vers le profit, l'argent, l'usure) et néanmoins sa nécessité pour approvisionner les villes, ont conduit une évolution théologique intéressante, celle de la conception du purgatoire - lieu de rémission des âmes ayant péché mais pouvant être sauvées - auquel se voulaient destiner les âmes des marchands. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Excellent ouvrage collectif d'histoire sociale.,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme médiéval (Poche)
Un excellent ouvrage collectif d'histoire sociale et des mentalités, écrit par une palette de médiévistes. Il date de 1989 pour sa version française, et fut d'abord publié en italien en 1987 sous le titre "L'uomo medievale".Qui n'observe pas la couverture en détail pourrait croire que ce livre est l'œuvre du seul historien Jacques Le Goff. Ce dernier n'est cependant l'auteur que du premier chapitre, une belle introduction à l'objectif de l'ouvrage (présentation de 10 catégories de personnes), dans laquelle quelques pages, assez magistrales par leur esprit de synthèse, listent les traits essentiels de la mentalité médiévale (ex: obsession du péché, pas de frontière étanche entre ce monde et l'au-delà, importance du miracle et des intercesseurs, etc) Les chapitres suivants présentent successivement: Les moines (par Giovanni Miccoli) Le guerrier et le chevalier (par Franco Cardini) Le paysan et le travail de champs (par Giovanni Cherubini) Le citadin (par Jacques Rossiaud) L'intellectuel (par Mariateresa Fumagalli Beonio Brocchieri) L'artiste (par Enrico Castelnuevo) Le marchand (par Aron J. Gourevitch) Les femmes et la famille ( par Christiane Klapisch-Zuber) Le Saint (par André Vauchez) Le Marginal (par Bronislaw Geremek) Outre qu'il me semble qu'il faille rendre à César ce qui lui appartient, la liste des auteurs révèle que ces historiens ne sont, pour la plupart, pas français. Ceux qui sont italiens donnent de nombreux exemples tirés de l'histoire de leur pays, tandis que pour le chapitre sur le marginal, les exemples viennent souvent du monde germanique et de sources anglaises. Le petit glissement du centre de gravité général de l'ouvrage vers l'Italie permet au lecteur qui a déjà lu quelques ouvrages écrits par des auteurs français et plus particulièrement consacrés à l'histoire de France, de mieux distinguer ce qui constitue une constante médiévale européenne de ce qui relève d'évolutions régionales. La participation d'historiens italiens me semble d'autant plus intéressante que l'Italie fut une des régions qui connurent le plus grand développement urbain au Moyen Age (et donc aussi du rôle des marchands, du nouveau citadin, des universitaires, etc). L'ouvrage se concentre plus particulièrement sur la période allant de l'an mil à la fin du XIVe siècle. S'il sera peut-être mieux apprécié de ceux qui connaissent déjà un peu l'histoire du Moyen Age, il reste très accessible à qui s'intéresse simplement à ce qu'on sait de l'humain à l'époque. Plus on avance dans le temps, plus riches et variées sont les sources écrites, et j'ai trouvé intéressant, par exemple, que deux auteurs puisent dans la Divine Comédie de Dante et/ou le Décaméron de Boccace des informations sur le marchand ou l'artiste ainsi que des signes d'une conscience accrue de soi-même et de l'individu en général. Les auteurs indiquent ci et là les limites des sources disponibles (ex: peu de textes mentionnant les femmes furent écrits par l'une d'elles, et le marginal est surtout connu par des sources judiciaires). Ces traces du travail historiographique restent toujours sobres et légères tout en apportant l'information qui nourrira la réflexion et la compréhension du lecteur. D'André Vauchez, auteur du chapitre sur le saint et l'évolution de la notion de sainteté, je recommande aussi La spiritualité du Moyen Age occidental, VIIIe-XIIIe siècle. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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