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Les collèges brûlent-ils ? Dénoncés comme les maillons faibles de notre système éducatif, deux spécialistes de la question, François Dubet et Marie Duru-Bellat, tentent ici de dépassionner le débat dans un ouvrage de synthèse, sans alarmisme ni angélisme aveugle. L'hypocrisie scolaire est un état des lieux de l'institution scolaire en vue de fonder l'école du IIIe millénaire sur des bases apaisées. Ici, l'anecdote ne vaut que comme mise en relief de problématiques de fond. L'étude est menée en lien avec tous les acteurs du collège, personnel enseignant et d'encadrement, élèves et parents. Leurs problèmes sont passés au crible point par point. Pour parvenir à un constat, celui d'une institution inapte à résoudre l'antagonisme entre des velléités à la fois égalitaristes et "méritocratiques". Pour proposer une solution : accepter la donne contemporaine des collèges, sans céder aux chimères d'un passéisme trop souvent stérile. Un projet politique en soi. --J-S Félix
Quatrième de couverture
Le collège n'est pas le " maillon faible " du système scolaire, comme le montrent les résultats des élèves, mais là où le métier d'enseignant est le plus difficile face à l'hétérogénéité des effectifs. C'est là aussi que les problèmes sociaux sont les plus envahissants puisque le collège obligatoire accueille tous les adolescents. Face à ces difficultés se développe un discours de la plainte, de la chute et, souvent, de la nostalgie d'une école républicaine dont on oublie qu'elle ne s'adressait qu'à une minorité. Sous couvert de " défendre " la culture, on refuse l'ouverture du collège à tous. D'autres prônent une solution libérale. Dans les deux cas, on renonce à l'ambition d'une école démocratique. Ce livre dresse le bilan des connaissances et propose de choisir véritablement le collège, de rompre avec sa contradiction fondamentale, celle qui en fait à la fois l'héritier de l'ancien lycée de l'excellence et l'école de tout le monde. Choisir le collège, c'est décider d'une vraie scolarité pour tous les enfants de ce pays, c'est affirmer la nécessité d'une culture commune, pour que le collège cesse enfin d'être une gare de triage.
