Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Associer des mots-clés à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Considérez votre mot-clé comme une sorte d'étiquette définissant parfaitement ce produit.
Les mots-clés aident les clients à organiser et trouver leurs articles favoris. |
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une analyse psychologique et spirituelle d'une puissance inouïe !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Imposture (Broché)
Ce second roman de Bernanos, après "Sous le soleil de Satan", ne démérite absolument pas de son prédécesseur.Il dresse le portrait d'un prêtre renégat et apostat, l'abbé Cénabre, qui vit son sacerdoce sans plus croire en Dieu, jouant une tragi-comédie du sacré, mimant des gestes désormais creux, après avoir passé la majeure partie de sa vie à écrire une oeuvre d'érudit de la vie des saints, dont il a cherché à scruter le secret, mais «comme si la charité n'était pas», comme si les saints étaient finalement aussi imposteurs que lui... Le roman s'ouvre sur la confession de Pernichon, publiciste minable, qui, feignant la contrition parfaite, pour la énième fois, se confie à Cénabre. Ce dernier ne le loupe pas : « Votre médiocrité tend naturellement vers le néant, l'état d'indifférence entre le mal et le bien. Le pénible entretien de quelques vices vous donne seul l'illusion de la vie ». Le couperet trempé dans le vitriol est tombé : Pernichon ne s'en relèvera pas et finira par se supprimer... Redoutable abbé Cénabre ! Mais redoutable d'abord pour lui-même... C'est ce qu'un autre prêtre va lui faire comprendre par sa véritable charité et son authentique sainteté. L'abbé Chevance, « confesseur des bonnes » comme on l'appelle avec mépris, constitue l'antithèse parfaite de Cénabre. Par le simple exemple de ce modeste homme de Dieu, l'imposteur est renvoyé à son vide abyssal, à son enfer intérieur que clos un hurlement diabolique... Ce petit résumé ne donnant qu'un infime et piètre aperçu de la puissance visionnaire de Bernanos, mieux vaut citer l'écrivain lui-même dans un des plus beaux passages de ce roman, et de toute son oeuvre : « Nul n'est jeté à l'abîme, sans avoir repoussé, sans avoir dégagé son c½ur de la main terrible et douce, sans avoir senti son étreinte. Nul n'est abandonné qui n'ait d'abord commis le sacrilège essentiel, renié Dieu non pas dans sa justice mais dans son amour. Car la terrible croix de bois peut se dresser d'abord au premier croisement des routes, pour un rappel grave et sévère, mais la dernière image qui nous apparaisse, avant de nous éloigner à jamais, c'est cette autre croix de chair, les deux bras étendus de l'ami lamentable, lorsque le plus haut des anges se détourne avec terreur de la Face d'un Dieu déçu. » Enfin, laissons parler les admirateurs éclairés de Bernanos. François Mauriac : « De tous mes contemporains, il est celui, peut-être, que j'ai le plus admiré. Le malheur de n'être pas un saint, dont nous ne souffrons guère, il l'a assumé à notre place et pour nous. » Emmanuel Mounier : « C'est au coeur de notre nature que Bernanos va chercher le secret qu'elle balbutie d'une voix surhumaine. » Françoise Mallet-Joris : « Par sa sincérité, son courage sans fanatisme, et cette langue merveilleuse qui semble refléter nos doutes et nos orages les plus présents, Bernanos a beaucoup encore à nous apporter. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|