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Commentaires client les plus utiles
20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Tout sauf léger...,
Par Esteban Miro (Triel-sur-Seine, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Insoutenable légèreté de l'être (Poche)
Etonnant écrivain que Milan Kundera... Surprenante vision que celle de l'auteur tchèque. Déroutantes réflexions que celles contenues dans ses œuvres... A mesure que défilent les pages, on se pose une question : lui qui connaît la Bible sur le bout des doigts n'est-il pas en réalité un suppôt de Satan ? Un fils de Caïn ?L'Insoutenable Légèreté de l'être semble partir dans tous les sens. Un quatuor infernal s'articule autour de Thomas, chirurgien dans la vie, libertin dans l'âme , Teresa, photographe sur le tard, amoureuse possessive au possible, Sabina, artiste libre et libérée, papillon éphémère dans ses relations sentimentales, et enfin Franz, érudit à la curiosité inlassable, en quête de l'amour fusionnel. Les bases d'un excellent vaudeville pourraient être posées, or, l'œuvre de Kundera ne peut être cataloguée dans le roman d'amour. Ses réflexions se concentrent certes autour du sentiment amoureux, mais elles s'étendent à d'autres sphères, telles que l'homme et l'Histoire (l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie), le kitsch (état transitoire entre la mort et l'oubli) et surtout, la relation entre Homme et Animal. Le chien de Teresa et Thomas, Karenine, donne un échos particulièrement déroutant de ce qu'aurait pu être la relation amoureuse entre Adam et Eve... Fils de Caïn ? Pourquoi pas... Kundera nous dévoile, avec ce style enfantin qui semble l'amuser au plus haut point (il corrige les traductions lui-même), la plupart de nos contradictions à nu. On se reconnaît dans chacun des personnages, tant dans leurs souffrances que dans leur extase. A noter que la version folio nous offre une réflexion de l'auteur autour de l'idylle particulièrement passionnante. Pas vraiment un roman, pas vraiment un essai, l'insoutenable légèreté de l'être assure à Kundera une place méritée parmi les plus grands du XXème siècle. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
31 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Peut-etre le meilleur livre que j'ai lu.,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Insoutenable légèreté de l'être (Broché)
Dès les premières pages, ce livre m'a surpris par son originalité et sa vision de l'existence. L'introduction est un chef d'oeuvre, que j'ai lu 4 fois desuite pour la savourer.Dans cet ouvrage Kundera pose des questions essentielles et en y repondant, nous assure que toute réponse est discutable mais que les choix sont irréversibles. Les personages sont très proches de nous, bien plus qu'on l'attendrait d'une oeuvre à la limite de l'essai et située en Europe de l'est. L'histoire est si brillamment dirigée, pleine de sens et si riche en surprises qu'a ma plus grande surprise il s'agit d'un roman. Peut-etre le meilleur livre que j'ai lu. A garder en haut de l'étagère car je le relirai sans doute bientot. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
"La beauté est un monde trahi",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Insoutenable légèreté de l'être (Poche)
Récit de la souffrance qu'engendre la pureté ou même simplement le désir de la pureté. Exploration de l'amour, entre désir physique et attachement plus difficile à cerner : "L'amour ne se manifeste pas par le désir de faire l'amour (ce désir s'applique à une innombrable multitude de femmes) mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu'une seule femme)".
Kundera nous raconte ainsi la relation de Tomas, qui, dans sa légèreté, cherche "le millionième de dissemblable dans chaque femme", ce que chacune d'elle a "d'inimaginable", et Tereza, prisonnière de sa quête de la pureté. Le tout autour du Printemps de Prague. L'insoutenable légèreté évoque un croisement entre Nietzsche et Zweig : texte ciselé, capacité à faire d'un rien une histoire, sens de l'observation et de la formule, traitement avec un détachement brillant et parfois caustique, mais toujours avec légèreté. Mon premier Kundera, et certainement pas mon dernier. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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