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Michel Braudeau traite un sujet grave, à résonances métaphysiques (pour résumer très sommairement : le devenir de l'âme et du corps, à la lumière de certaines dérives médicales). Il y distille un humour et une légèreté qui ne manquent pas de séduction. Mais certains lecteurs risquent fort de rester sur leur faim : la complexité du récit tourne parfois au fouillis, et les scènes de sexe se multipliant, on cherche vainement perspectives ou courants d'air dans ce jeu de marionnettes un peu vain. Certains y verront la marque d'un désespoir élégant, très "début de siècle" ; d'autres, le signe d'une pure et simple indigence de pensée. En tout cas, on aurait préféré voir cette virtuosité servir un propos plus personnel, et une littérature plus authentique. --Scarbo
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Un roman qui laisse toutefois plus intacte quil ne le croit la question de lhomme. Lorsque Damien et Hermione volent vers le secret de leurs origines, symboliquement situées chez les aborigènes, cest dans lextase du monde naturel quils sy livrent. A poser en dernière instance une sorte de vérité aborigène de lhumain, ce que lon redécouvre au fond, cest lactualité du drame de Zarathoustra. La plus haute forme de lesprit serait celle de lesprit de lenfant, dans labsence du temps et linnocence de ses jeux. Mais la vie ne connaît quelle-même, cet éternel retour du même. La sagesse de Zarathoustra, qui est de dire «oui» à tout, est dabord son drame : seuls les animaux sy abandonnent, à peine les singes et les enfants tels que nous les rêvons. Cette mystique de lhumanité comme monde de linfra nincarne que piètrement le mythe de lunité de la vie. --Joël Jégouzo
