Présentation de l'éditeur
La question d'organisation de la ville est devenue au XXIe siècle un problème crucial de société voire de civilisation, dont ce qu'il est convenu d'appeler l'insécurité urbaine ou le malaise des banlieues, ne sont que les symptômes les plus manifestes. L'idée de ce livre est qu'il ne sera pas possible de faire face à ce problème sans le prendre à la racine -c'est-à-dire au moment où se mettent en place les éléments dont l'organisation apparaît aujourd'hui en crise: à la fin du Moyen-Age et à la Renaissance, période qui voit naître la ville moderne. Car même pour les villes dont la fondation remonte à l'Antiquité, cette période est celle d'un nouveau commencement. La ville moderne ne surgit pas isolement : son apparition est contemporaine d'une révolution esthétique majeure. Le destin de la ville et des arts visuels se trouvent donc très liés dès l'origine, et c'est cette connexion que ce livre interroge, pour l'essentiel dans l'aire italienne et à la Renaissance.
Biographie de l'auteur
Philippe Cardinali - né à Marseille en 1953 - est depuis toujours amoureux de ces villes que Socrate jugeait le seul endroit où l'on pût apprendre, et d'une Italie à qui son passé communal puis princier, a donné le privilège d'en constituer l'une des plus riches anthologies. Agrégé de philosophie, il enseigne la philosophie et l'histoire des arts à Marseille. Auteur de nombreux articles scientifiques, il est également chercheur à l'INRP.