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3,8 sur 5 étoiles
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Faut-il toujours une morale à un roman ? Celle de L'invention de nos vies, le livre le plus ambitieux de Karine Tuil, pourrait être : oublier ses racines, c'est se renier. Ou encore : qu'est ce la réussite sociale si ce n'est l'illusion du bonheur ? De toutes manières, ce pavé littéraire ne se réduit pas à quelques phrases : il est saignant, à point et bien cuit à la fois. Dans cette histoire de mystification/mensonges/imposture/trahison, Karine Tuil use d'un style incandescent (ah, ces slash (/) en lieu et place de virgules qui font tant causer et qui donnent un rythme de folie) qui emporte tout sur son passage. Ce bouquin est une tempête, que du vent diront certains mais ne les écoutez pas, un maelström qui raconte une époque à l'image des grands écrivains du XIXe siècle. Un Balzac sous ecstasy, si l'on veut. Ce qui intéresse l'auteure, c'est l'apparence sociale, le vernis qui se craquèle, le poids des règles communautaires, l'image que l'on donne de soi même aux autres et qui vous confère un rang, même si elle est à cent lieues de votre véritable personnalité. Un jeu de rôles pas drôle, et gare à ceux qui mentent et s'inventent une biographie bidonnée. Plus dure sera la chute, autre morale possible. Ce n'est pas que le récit de la romancière soit exempt de clichés et de stéréotypes proches de la caricature sur l'identité/la place des femmes/le racisme/la perversion sexuelle/le terrorisme/la littérature ... Non, mais la rage de Karine Tuil et le caractère abrasif de sa prose dégomment toute velléité de critique. On est littéralement soufflé par le torrent narratif, lecteur fétu de paille qui n'a d'autres solutions, à intervalles réguliers, que de reposer le livre pour respirer un grand coup. L'invention de nos vies ? Un vent force 12 sur l'échelle de Beaufort ! Et l'un des grands livres de l'année 2013.
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le 9 septembre 2013
Je suis encore sous le coup de l'émotion en terminant ce roman...
Je ne connaissais pas encore Karine Tuil, et je ne suis pas prête à l'oublier. Quelle écriture percutante! Je ne m'étonne plus qu'elle fasse partie des écrivains en lice pour le Goncourt. Cette femme a des choses à dire, elle les hurle ou les égrène froidement suivant son désir de nous convaincre ou de nous laisser juger les choses par nous-mêmes.
"Lecture agréable"? Bien plus que ça! Lecture envoutante!
Très difficile de résumer la trame dramatique en quelques lignes: Samir, forte personnalité aux facettes noires ou blanches, avocat brillant, faux juif par opportunité, accro du sexe... voit sa vie détruite par une fausse accusation, une accusation que le lecteur n'attendait pas et qui relance l'intérêt comme s'il s'agissait d'un thriller politique.
Pas de manichéisme dans cette histoire: chacun ses points faibles, ses ressources inattendues, bref des personnages qui ne laissent jamais indifférent.
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le 15 novembre 2014
Le livre aurait pu s’intituler « les humiliés »
3 amis, étudiants démunis, ne trouvent pas leur place dans la société. Samir Tahar au chômage malgré de brillantes études d’avocat modifie son prénom en Sam pour se faire embaucher dans un cabinet prestigieux, se retrouve en Amérique, devient Samuel, pratique le Shabbat, épouse la fille d’un magnat de la finance. Il oblitère son milieu d’origine, une cité sordide du 93 et se fond tel un caméléon dans son nouvel environnement. Il tutoie les sommets de l’oligarchie, participe à ses bacchanales, s’habille comme un lord vit comme un prince.
Samuel Baron devient éducateur de rue, entouré d’histoires poisseuses, tourne à l’aigri haineux sans avenir aucun. Nina, ancienne amour de Samir a épousé Samuel (le vrai) par pitié. Malgré son intelligence et son sex-appeal elle est en sous-régime et végète en faisant des piges de mannequinat dans les catalogues de grandes surfaces. Tous les 2 vivent chichement dans leur F2 de banlieue, sans enfants.
Ces 3 se retrouvent 20 ans plus tard, les rancœurs et les faux-fuyants seront dévastateurs.
L'écriture est déroutante, j'ai du relire le 1er chapitre mais ensuite ça devient limpide. La trame est haletante, on imagine la schizophrénie de Samir, c'est un livre avec de multiples rebondissements, plein de bruit et de fureur. J'en suis ressorti éreinté.
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le 8 septembre 2013
Un roman que j'ai dévoré. Un seul bémol, pourquoi diable certains écrivains ont-ils ce besoin de partager leur opinion sur le monde à coup de grands discours pontifiants (même s'ils ne sont pas dénués d'intérêt, comme c'est le cas ici) au lieu de laisser "parler" l'intrigue. A-t-on vraiment besoin de ces "sous-titres"?
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Excellent roman ! un véritable feu d'artifice ! où il est question d'amour, d'amitié, de réussite, de descente aux enfers, mais aussi de mensonge, de lâcheté, de racines religieuses,de manipulations et aussi .. de pardon ?

Sam Tahar, jeune musulman, Samuel, juif et Nina, forment un trio fusionnel. Cette belle amitié sera hélas écornée. Sam, éconduit par Nina, s'installe à New York où il réussit merveilleusement en devenant un brillant avocat international. Empruntant les origines juives de Samuel, il épouse Ruth la fille d'un milliardaire juif .
Un grain de sable va se glisser dans cette belle mécanique et du jour au lendemain sa vie va devenir un enfer ! broyé par la dureté de la justice américaine .. La fin est un peu déroutante, car pleine d'interrogations ... A rapprocher un peu de "La chute des princes" de R. Goolrick, pour la réussite fulgurante américaine; de "sur la plage de Chesil" de Mac Evan, pour l'amitié trahie.
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le 19 septembre 2014
Un roman fou, irrésistible.
Voilà un roman à l'énergie déferlante, écrit comme s'il ne comptait qu'une seule phrase, sans reprendre son souffle, un roman qui ne se lâche pas.
Le style est très vite identifiable, ce qui est le signe des vrais écrivains. Un style très marqué (par l'écriture automatique et certains tics comme les "/" entre deux verbes/adjectifs), qui peut agacer par moments.
Karine Tuil écrit comme on peint au couteau, à grands traits, sans délicatesse ni beaucoup de subtilité, c'est sa marque, sa "petite musique à elle". Mais elle le fait si sincèrement, si naturellement, qu'on la suit sans problème. On lui pardonne ses personnages-clichés, et son intrigue somme toute invraisemblable.
L'essentiel, c'est que la potion prend, que la magie opère, pour notre plus grand plaisir.
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Il suffit à Karine Tuil de 70 pages pour mettre en place un récit qui va aller de rebondissement en rebondissement à toute allure! Et quel talent pour lancer le lecteur sur de fausses pistes et lui donner de faux indices! Dès le début chaque personnage porte en lui les germes de son destin; mais comment celui-ci va-t-il s'accomplir? L'auteur ne recule devant aucun paradoxe et transforme Samir," petit Arabe" musulman de banlieue en un Juif Sépharade admiré et adopté par toute la communauté juive de New York. Sa trajectoire démarre en trombe sur une corde raide: d'une part, argent, réussite professionnelle et familiale, charisme, pouvoir... De l'autre fausse identité, mensonges, goût immodéré pour les femmes, machisme... De quel côté va pencher la balance?
C'est un grand roman contemporain que nous livre Karine Tuil. Elle nous invite à réfléchir sur la question de l'identité, le rapport à soi et à ceux que l'on aime, la réussite à tout prix, le mensonge... Elle nous rappelle que rien n'est joué d'avance et que tout peut arriver dans une écriture rythmée, dense, rapide. Dommage qu'elle n'arrive pas à éviter les longs développements didactiques qui alourdissent parfois le récit.
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le 18 octobre 2013
J'ai bien aimé le thème traité des identités successives et du décalage entre une identité réelle et une identité rêvée. Mais le livre sombre assez souvent dans un jargon pénible. Le foisonnement de qualificatifs (style : beau/esthétique/agréable à regarder/séduisant, avec des synonynes et des /) vire souvent eu tic de langage, à la boursouflure.
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le 28 octobre 2014
Quel dénouement ! La morale de cette histoire est que l'imposture, la manipulation, le déni ne sont pas des armures infaillibles et que rien ne sert de renier ses origines. La vérité éclate toujours.
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le 29 octobre 2014
je n ai pas lu ce livre d un trait mais il est resté dans mon esprit et j ai repris la lecture à la phrase près sans avoir oublié le moindre paragraphe.oui présent et oppressant.
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