Présentation de l'éditeur
La traduction qui vous est proposée ici, celle de Victor Bérard, est devenue la traduction de référence poour l'oeuvre d'Homère.
Et le divin Ulysse émergea des broussailles. Sa forte main cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu quil donnerait pour voile à sa virilité. Puis il sortit du bois. Tel un lion des monts, qui compte sur sa force, sen va, les yeux en feu, par la pluie et le vent, se jeter sur les boeufs et les moutons, ou court forcer les daims sauvages ; cest le ventre qui parle. Tel, en sa nudité, Ulysse savançait vers ces filles bouclées : le besoin le poussait... Quand lhorreur de ce corps tout gâté par la mer leur apparut ; ce fut une fuite éperdue jusquaux franges des grèves. Il ne resta que la fille dAlkinoos : Athéna lui mettait dans le coeur cette audace et ne permettait pas à ses membres la peur. Debout, elle fit tête...
Et le divin Ulysse émergea des broussailles. Sa forte main cassa dans la dense verdure un rameau bien feuillu quil donnerait pour voile à sa virilité. Puis il sortit du bois. Tel un lion des monts, qui compte sur sa force, sen va, les yeux en feu, par la pluie et le vent, se jeter sur les boeufs et les moutons, ou court forcer les daims sauvages ; cest le ventre qui parle. Tel, en sa nudité, Ulysse savançait vers ces filles bouclées : le besoin le poussait... Quand lhorreur de ce corps tout gâté par la mer leur apparut ; ce fut une fuite éperdue jusquaux franges des grèves. Il ne resta que la fille dAlkinoos : Athéna lui mettait dans le coeur cette audace et ne permettait pas à ses membres la peur. Debout, elle fit tête...
Quatrième de couverture
"Certes, la Déesse Kalypsô m'a retenu dans ses grottes profondes, me désirant pour mari ; et Kirke, pleine de ruses, m'a retenu dans sa demeure, me voulant aussi pour mari ;
Mais elles n'ont point persuadé mon cur, tant rien n'est plus doux que la patrie et les parents pour celui qui, loin des siens, habite même une riche demeure dans une terre étrangère.
Mais je te raconterai le retour lamentable que me fit Zeus à mon départ de Troie."
Il fallait un poète comme Leconte de Lisle pour traduire les chants homériques : leur rendre leur âpreté comme leur éclat, leur antique mesure comme leur fertilité féconde. Et c'est en héritier de ces rapsodes qui chantèrent autrefois les aventures d'Ulysse, qu'il a restitué cette histoire millénaire . --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


