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Pourquoi Terry McCaleb, ex-agent du FBI, a-t-il accepté d'analyser un dossier criminel que lui a apporté Jaye Winston, une de ses anciennes collaboratrice du Bureau ? Trois ans après son opération cardiaque, marié et père de famille, Terry n'aspire qu'à la tranquillité. En apparence, car l'affaire que lui soumet Jaye semble le mettre à nouveau sur la piste d'un serial killer, sa spécialité. Le modus operandi du criminel révèle un tueur sadique. Sa victime, Edward Gunn, un délinquant connu des services de police de Los Angeles, bénéficia jadis d'un non-lieu pour l'assassinat d'une prostituée. Malgré lui, Terry est captivé par le dossier. Le profil psychologique le mène sur la piste inattendue d'un homme qu'il estime : l'inspecteur de troisième classe Harry Bosch. Pour l'heure, celui-ci est le témoin essentiel de l'accusation, au procès de David Storey, un metteur en scène sulfureux accusé du meurtre d'une jeune comédienne.
L'Oiseau des ténèbres marque un tournant dans l'univers de Connelly : c'est la première confrontation entre ses deux héros, McCaleb, rencontré dans Créance de sang, et Harry Bosch, personnage principal, entre autres, de La Blonde en béton et de L'Envol des anges. Avec subtilité, l'auteur joue avec les faux-semblants et installe le doute au fil des pages, pour le plus grand plaisir du lecteur aspiré par cette intrigue tracée au cordeau, et fasciné par les méandres de la perversité des protagonistes. Du bon Connelly ! --Claude Mesplède
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Avec Loiseau des ténèbres, Michael Connelly consacre la rencontre de deux de ses personnages : Harry Bosch et Terry Mac Caleb. Depuis Créance de sang où lex-agent profiler du FBI Terry Mac Caleb, fraîchement greffé du cur avait mené sa dernière enquête «forcée», le mariage et la naissance dune petite fille lavait convaincu de rompre avec toutes ses anciennes activités. La tentation émerge pourtant un jour, sous la forme dun dossier trouble que lui présente linspectrice Jay Winston. Dés lors, la tentation deviendra le point darticulation de toute lhistoire. Elle est celle qui fait renoncer Mac Caleb à ses promesses. Mais aussi celle qui figure dans Le jardin des délices de Hieyronymus Bosch, dont un homme sest inspiré pour mettre en scène un crime. Elle est enfin celle qui délimite la frontière ténue entre le bien et le mal et nourrit la part dombre de Harry Bosch.
De tous les personnages créés par Michael Connelly, Harry Bosch est certainement le plus célèbre et le plus adulé par ses lecteurs. Flic que la violence révulse autant quelle peut le fasciner, homme bourru et ténébreux Harry, alias Hyeronymus, porte bien son patronyme. De fait, au fil de ses aventures, Michael Connelly a poussé de plus en plus loin les similitudes qui lient linspecteur de la police criminelle de Los Angeles à son homonyme, peintre flamand du XVème siècle (cf. notammentLe dernier Coyote). Leur gémellité tant patronymique que sensible, sur lappréhension du monde notamment, se voit aujourdhui exploitée dans cet opus sinueux et complexe qui entremêle plusieurs niveaux dintrigues.
Si le procédé peut sembler artificiel, le fard se dissout cependant dans la langue précise et incisive de lauteur. Tu mas dit que si Dieu existait dans les détails, le mal y était aussi. Et ça, ça veut dire que le type que lon cherche, on la presque toujours sous le nez, mais quil se cache dans les détails. dit Bosch à Mac Caleb. Lattention portée au détail cest aussi la marque Connelly par laquelle il sait guider ses lecteurs dans des eaux de plus en plus noires et troubles. --Sylvaine Jeminet
De tous les personnages créés par Michael Connelly, Harry Bosch est certainement le plus célèbre et le plus adulé par ses lecteurs. Flic que la violence révulse autant quelle peut le fasciner, homme bourru et ténébreux Harry, alias Hyeronymus, porte bien son patronyme. De fait, au fil de ses aventures, Michael Connelly a poussé de plus en plus loin les similitudes qui lient linspecteur de la police criminelle de Los Angeles à son homonyme, peintre flamand du XVème siècle (cf. notammentLe dernier Coyote). Leur gémellité tant patronymique que sensible, sur lappréhension du monde notamment, se voit aujourdhui exploitée dans cet opus sinueux et complexe qui entremêle plusieurs niveaux dintrigues.
Si le procédé peut sembler artificiel, le fard se dissout cependant dans la langue précise et incisive de lauteur. Tu mas dit que si Dieu existait dans les détails, le mal y était aussi. Et ça, ça veut dire que le type que lon cherche, on la presque toujours sous le nez, mais quil se cache dans les détails. dit Bosch à Mac Caleb. Lattention portée au détail cest aussi la marque Connelly par laquelle il sait guider ses lecteurs dans des eaux de plus en plus noires et troubles. --Sylvaine Jeminet


