| ||||||||||||||||||||
Telles sont les questions que pose Jean-Pierre Luminet avant d'y répondre dans une langue toujours claire et fluide. Spécialiste des trous noirs et du big bang, il nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens.
La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent un parcours très visuel. Dans quel univers sommes-nous plongés ? A travers les concepts les plus déconcertants de la cosmologie, l'auteur nous entraîne, au fond, à la recherche des secrets de la beauté sidérale. --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
Voilà pourquoi. Et si l'Univers n'était qu'une flamboyante illusion ? Un noir labyrinthe éclaboussé d'images fantômes, tapissé d'étranges miroirs virtuels ? Si, par la magie de la structure même du cosmos, les astres par milliards que nous apercevons au zénith n'étaient ainsi que les reflets répétés de quelques étoiles seulement ? Peut-être alors y aurait-il 10 ou 100 fois moins de galaxies dans le ciel que ce que voient les puissants télescopes.
Notre propre galaxie, la Voie lactée, serait peut-être visible plusieurs fois dans le ciel, sous d'autres angles, avec d'autres formes apparentes. Et peut être encore, si nous disposions d'un télescope infiniment puissant, pourrions-nous apercevoir au loin les reflets bleutés d'une petite planète étrangement et forcément familière, la Terre. Hérésie ? Hallucination ? Pas aux yeux de Jean-Pierre Luminet, astrophysicien mondialement réputé (son livre sur les trous noirs est une classique). Dans ses univers " chiffonnés " , les trajectoires des rayons lumineux émis par n'importe quelle source de lumière empruntent quantités de chemins pour nous parvenir, chacune épousant les plis du chiffon cosmique. " L'astrophysicien concède honnêtement que si cette hypothèse de travail est chère à son esprit, elle est loin d'être prouvée.
Mais nous surprendre, nous révéler notre myopie, voilà son but. Aveugles terriens que nous sommes... Malgré nos télescopes, nos satellites et nos expériences de physique, nous ne pouvons savoir vraiment quelle est la forme, la " topologie ", disent les mathématiciens, de l'espace. Comme la fourmi qui trottine sur la paroi d'un cylindre, nous sommes incapables de savoir si nous vivons dans un monde courbe, sur un monde plan, dans un monde infini ou fini... Finalement nous ne savons même pas si l' Univers a un bord, une limite, un mur, et encore moins si cette question a un sens.
Une question posée, au bas mot, depuis vingt-cinq siècles. Fini ou infini notre univers ? Archimède, comme la plupart des penseurs de l'Antiquité, penchait vers le fini. On voit venir la contradiction. Si l'Univers est porté par le vide, quelle est la raison de ce vide ? 2000 ans plus tard, les mathématiciens volent au secours des physiciens. Les nouvelles géométries, introduites au XIXe siècle, proposent des univers finis mais sans limites, sans bord. Comment est-ce possible ? Il nous faut d'abord abandonner l'idée empoisonnée que notre vision, au sens de nos yeux, du monde est la réalité. Accepter que les mathématiques peuvent nous livrer un outil de perception du monde bien plus puissant que nos sens. Le meilleur exemple en est la surface d'une sphère. Elle est finie, mesurable, mais n'a pas de bord. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'univers ?
Et Luminet, habité depuis son enfance par une étrange obsession à vouloir comprendre la forme du cosmos, fasciné par l'image d'un "univers-mollusque" construit par Einstein dans le cadre de la théorie de la relativité, nous entraîne sur les pentes et les courbes vertigineuses de la topologie.
Une des conséquences d'un tel espace replié, tourneboulé sur lui-même, serait que l'Univers réel serait plus petit, en dimensions, que l'univers apparent ! Exactement le contraire de ce que nous pensons intuitivement... Pas toujours facile, cet extraordinaire ouvrage mérite bel et bien le détour en forme de looping en onze dimensions.
|
|
|