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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un grand bava!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Baie sanglante (DVD)
Lire ce genre de comentaire par un néophite rend quelque peu nerveux !!ce film de mario bava est l'un des plus grands "slashers", je le mets entre guillemets, parceque le slasher en 70' n'existait pas tout simlement! D'abord, ce film est un grand règlement de compte contre 68', regardez comment la jeunesse se fait dégommer, et aussi, n'est pas très clean, a part un ou deux sujets..Et puis, il y a tout le génie de bava, le travail de cette baie, menacée par l'homme, mais qui se venge par l'intermédiaire d'une vengeance bien réelle cette fois...critique du modernisme...vengeance familiale...argent qui rend pret a tout... ca ne vous rappelle rien? Si, le monde d'aujourd'hui, dont bava se moque et se venge a travers ses meurtres originaux et si graphiques...De plus, je rappelle, aux fans de "Vendredi 13", que tout vient de ce film; meme , et surtout si j'aime la série des 13'!A bon entendeur, ou plutot , cinéaste!! arnaud Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Mario Bava à la recherche d'un second souffle,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Baie sanglante (DVD)
Mario Bava n'a plus foi dans l'être humain. Décapité, poignardé, étranglé, perforé, fusillé : l'homme n'en finit plus de trépasser dans d'atroces souffrances, les seules qui soient dignes de lui et de sa médiocrité. Le Bava gothique du Masque du démon et des Trois visages de la peur appartient au passé, désormais, l'horreur se conjugue avec le réalisme, un réalisme impitoyable. Du traditionnel giallo, il ne reste donc plus grand-chose, et surtout pas la fameuse distanciation chère au genre. Dans La Baie sanglante, chaque meurtre, chaque éruption de sang, chaque jet de salive est souligné avec une extrême barbarie, un procédé qui plonge le spectateur dans un profond désarroi. La mise en scène est de plain-pied avec le scénario (si l'on peut parler de scénario) : implacable, furieuse et nettement moins esthétisante que par le passé. Exception faite de la séquence d'ouverture, splendidement mise en valeur par des éclairages colorés et des mouvements de caméra éthérés, le long-métrage taille la plupart du temps dans le vif du sujet, Bava multipliant les zooms virulents, les raccords au flou perturbants, et les déplacements hachés en caméra portée avec une énergie proche de l'épilepsie. Si cette "nouvelle" façon de filmer a de quoi lasser sur la durée, force est de reconnaître que cette démarche était probablement la seule acceptable pour que la production ne sombre pas dans le ridicule achevé. Au regard du pitch (décalque ultra-cynique des Dix petits nègres d'Agatha Christie où tout le monde ment et tue à un moment ou à un autre) et du collectif de personnages immondes qui évoluent dans le décor, une mise en scène à l'ancienne n'aurait guère été adéquate. Si l'on ne peut pas reprocher de véritables fautes de goût au cinéaste, il faut toutefois constater l'évidence : passé l'effet de surprise, l'absence complète d'enjeux dramatiques (la substantifique moelle du projet se résume à un jeu de massacre de plus en plus sordide) et l'extrême répétitivité de l'action nous poussent très rapidement à nous détacher des images qui défilent sous nos yeux. C'est donc l'½il éteint que l'on subit cette avalanche de déchainements meurtriers d'un nihilisme total - les dernières secondes constituent une mise en abime féroce - qui font de La Baie sanglante un film aussi crispant et stérile qu'une toile d'Andy Warhol. Reste une ½uvre précurseure qui a influencé le futur slasher d'une façon indiscutable - sans lui, le Vendredi 13 de Sean S. Cunningham n'aurait peut-être pas vu le jour.Retrouvez toutes mes critiques sur [...] Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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