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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
complet et stratégique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bataille de Waterloo (Broché)
Une bonne approche d'un sujet mille fois traité et qui trouve là un récit très complet axé sur les mouvements stratégiques et la valeur des hommes qui ont combattu.L'auteur revient sur les jours qui ont précédé la bataille et les escarmouches de Ligny en particulier qui permettent de comprendre pourquoi Grouchy et Blücher étaient positionnés de manière à jouer le sort de l'Europe. En substance une stratégie napoléonienne, mais appliquée par la coalition !!! Marengo à fronts renversés. C'est la démonstration déjà perceptible que Napoléon n'était plus un guerrier mais un Empereur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les larmes de Napoléon,
Par Adrien Crepin "adriencrepin2" (Massy, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bataille de Waterloo (Broché)
Un historien américain a dit que Napoléon avait disputé plus de batailles qu'Alexandre le Grand, César, Hannibal et Frédéric le Grand réunis et pourtant on ne retiendra de lui que Waterloo. Fermez les guillemets. Bien naïf celui qui croit que Napoléon n'était qu'un empereur sanguinaire qui a bien mérité sa raclée sur le champ de bataille le 18 juin 1815. Les conséquences de la défaite sont bien plus profondes qu'un simple "retour de la monarchie et de la liberté". Et Jean-Claude Damamme reconstitue la bataille avec une minutie et un souci du détail remarquables, alliant le politique au psychologique, le militaire au sentimental.En décrivant et en expliquant la bataille de Waterloo telle qu'elle s'est passée, telle qu'elle a été vécue par ces soldats ordinaires, l'auteur nous la fait revivre comme si c'était hier. Sans contourner les passages difficiles, en évoquant par exemple les amputations telles qu'elles se pratiquaient réellement, il nous place dans une position centrale, celle de ceux qui se sont battus et étripés à Waterloo. Par ailleurs, il prend le temps de nous reconstituer la chronologie des derniers jours de l'empire, il ne se contente pas d'ouvrir le livre sur le coup de canon de 11h35. Il lance son récit grosso modo avant le premier engagement de la campagne, celui de Ligny, qui verra Blucher prendre une nouvelle raclée, 9 ans après Iena. Mais c'est désormais le froid et redoutable général Wellesley, duc de Wellington qui attend Napoléon. Son nom restera a jamais synonyme de défaite pour les soldats de l'empire et pas seulement à cause de Waterloo. Un spécialiste de la défense contre le spécialiste de l'attaque, cela donne toujours des batailles indécises. Tous les épisodes de la bataille sont retranscrits sur le papier avec beaucoup de signification que Bondarchuk ne l'avait fait sur grand écran. L'attaque sur Hougoumont et la Haye-Sainte, les charges furieuses de la cavalerie sur les imprenables carrés d'infanterie anglais, la tragique mésentente entre Napoléon et le maréchal Grouchy, l'agonie de la Garde et l'arrivée décisive des prussiens sont vraiment très bien relatées. Avec un autre auteur, tout ce mélange aurait pu tourner à la cacophonie militaire mais Jean-Claude Damamme a très bien su séparer chaque épisode en petits extraits et nous fait comprendre pourquoi à la fin l'hécatombe fût si terrible. Cet ouvrage présente aussi un intérêt, c'est qu'il présente les différents acteurs de la bataille de manière très franche. Les anglais sont toujours combattifs et lucides, les français galvanisés par leur Empereur, le maréchal Ney, le brave des braves en prend pour son grade, initiateur de la charge qui va saigner l'Armée de Napoléon, le Maréchal Grouchy aussi, car tout le monde sait qu'à l'inverse de Ney, il a été trop attentiste, avec les conséquences que l'on sait (que ce serait-il passé si Grouchy et Ney avaient échangé leurs rôles? Blucher serait-il arrivé pour secourir Wellington???). Soult n'était pas non plus à la hauteur. Il n'était pas Berthier et Napoléon n'avait plus à sa disposition des chefs comme Lannes et Murat. L'armée prussienne aussi reçoit sa dose de critiques. Damammme jette sur les hommes de Blucher et de Gneisenau une oprobre agressive voire haineuse, les soldats à l'uniforme noir ne seraient qu'une bande de brutes épaisses, casseurs de civils belges qu ne demandaient qu'à les accueillir et pourfendeurs sauvages de soldats désarmés et en retraite. Mais vu le niveau de documentation, je ne peux pas considérer Jean-Claude Damamme comme un difammateur. Et enfin, le bon gros Louis XVIII a le pompon. Incapable de faire face au petit caporal pendant les 100 Jours, le roi de la Restauration mérite bien son surnom d'Exilé de Gand. Malgré ces points de vue parfois très engagés et subjectifs, l'auteur rappelle au final qu'il n'y a rien de mieux que la paix, que l'Hstoire a voulu que la dernière bataille de Napoléon ait lieu tout près de Bruxelles, ville symbole de notre unité européenne. Les longues scènes de traitement des blessés nous font prendre en pitié ces hommes comme vous et moi, qu'ils soient anglais, prussiens, français, hollandais, brunswickois ou nassauviens. L'auteur évoque les larmes de l'empereur après cette ultime défaite, mais c'est l'Europe entière qui pleure devant un tel carnage. "Quelle affaire!" dira Blucher. Et pour finir, Damamme rend hommage d'une part aux Ecossais, pleins d'abnégation, ces Scots Greys ont fait le sacrifice de leur vie alors qu'ils avait plus de raison d'être du côté de Napoléon que de Wellington. Enfin, les Belges. Damamme confirme tout le bien que l'on pense encore aujourd'hui de ces gens à la générosité infinie et qui n'est pas près de disparaître. Vive la Paix. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un aspect noveau de Napoleon,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bataille de Waterloo (Broché)
Mon francais n´est pas le mieux, mais ce livre se lit bien, pour moin ... un aspect magnifique et noveau de Napoleon et de la periode des guerres napolienoniennes, peut-etre par-ce que en Allemagne on a "heritè" l´opinion anglais d´un Napoleon qui aimait la guerre ... mais au contraire, Jean-Claude Damamme a pu me convaincrer que il etais le maitre du guerre en sa temps, mes il n´était pas le Belliciste, "bien savé" au reste de l`Europe. Un livre excellente pour parachever son image de Napoleon et cette epoche si signifiant pour nous en Europe. Encore: un livre tres recommendable !!!
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