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Voilà un road movie comme il en existe peu. Dans ses précédentes œuvres, telles Une rivière verte et silencieuse, puis La Dernière Neige, Hubert Mingarelli avait fait la part belle (et délicate) aux relations père et fils en des récits initiatiques. Dans La Beauté des loutres, il use des mêmes thèmes et les contourne, avec une pareille économie de moyens. Ce sont deux personnages, Horacio et Vito, le premier nettement plus âgé que le second, qui font route ensemble, transportant une douzaine de moutons dans un vieux camion. La route sera longue, blanche et verglacée, avant de franchir un col enneigé. Exactement le temps qu'il faut pour parler un peu (la présence du gosse, Vito, se justifie peut-être dans sa seule conversation), poser des questions, y répondre. Tout doucement. Une route ponctuée de rencontres, toutes singulières, émaillée de brefs souvenirs, qui reviennent au rythme chaotique de la route, jalonnée de rêves, comme celui de croiser une loutre...
Hubert Mingarelli a posé depuis quelque temps sa voix particulière dans la littérature contemporaine, au bout d'une délicatesse rare, d'une simplicité et d'une justesse extrêmes dans les rapports humains. Il confirme. --Céline Darner
Présentation de l'éditeur
Quelque part en hiver, dans l'Isère ou la Drôme, Horacio et son jeune aide, Vito, se lèvent un peu avant l'aube pour charger des moutons sur un camion à plate-forme, avant d'aller les livrer de l'autre côté de la montagne. Le voyage est long, il faut franchir un col avant la nuit. Pour dissimuler leur angoisse grandissante, les deux compagnons parlent des loutres qui sont si belles dans l'eau et si difficiles à entrevoir. Un dialogue lourd de tensions et d'émotions retenues, et un périple sur les pistes enneigées au terme desquels Horacio et Vito ne seront plus tout à fait les mêmes...
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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