Rien de neuf sous le soleil Bessonien. Ce psychopolar n'est qu'un énième avatar d'une franchise qui, faute de mieux, s'impose comme un incontournable de l'entertainment à la française. Europacorp (la boite de prod de ce cher Luc) n'en finit pas de servir des resucées hollywoodiennes sauce franchouillarde. Après la piètre trilogie
Taxi et avant
Dikkenek (une réussite celui-là par contre), la belle Marion Cotillard reprend le chemin des studios Besson pour cette "Boite noire" dans lequel elle joue encore une fois les faire-valoir de charme. José Garcia s'en sort convenablement mais qu'espérer quand on sait que Richard Berry, déjà pas fameux en tant qu'acteur, se trouve derrière la caméra ? Aucune subtilité dans la mise en scène, débilités formelles dignes d'un mauvais Fincher, scénario suivant les rails de
Memento....Sans cet habillage, qui nous fait tourner autour du pot avant d'accoucher d'une souris, on aurait là un court-métrage de 15 minutes de bonne tenue et pas une heure et demie (durée typique des projets bâtards) d'ennui. Ainsi, s'il fallait représenter visuellement le cinéma de Besson par un animal (imaginaire), ce serait un corps de souris avec une tête d'éléphant : scénario fluet mais production pachydermique....