Le film est un western dans la pure tradition des histoires de l'Ouest américain. Son thème le plus évident, c'est la rencontre. Car on n'arrête pas d'y rencontrer des amis, des ennemis, des femmes, des hommes...
Deux cow-boys, Jim et Boone, sont engagés par l'oncle du second pour remonter le Missouri en bateau, là où aucun blanc ne serait jamais allé et là où vivent les Pieds-Noirs, une tribu indienne pacifiste en bons termes avec l'oncle. Celui-ci compte faire du commerce avec les Pieds-Noirs et leur échanger des peaux. L'atout des voyageurs : Teal Eye, une jeune fille Pied-Noir qui peut être fort utile une fois sur place. Le voyage pourrait donc se passer sans désagrément s'il n'y avait une certaine Compagnie des Fourrures du Missouri qui veut s'approprier le monopole du commerce des peaux...
Le film débute avec l'apparition de Jim pour se terminer avec l'éloignement dans le soleil couchant de Boone. Entre les deux scènes il y a de nombreuses rencontres : le vieil oncle, l'équipage franco-canadien du bateau avec lequel ils vont voyager, la charmante Teal Eye (peut-être un peu trop européenne) et l'intriguant Poordevil, un Pied-Noir solitaire un peu dérangé mais très attachant, les Indiens en tribu : les Crows, payés par le bandit Streak pour nuire aux héros navigateurs, et les bons, les Pieds-Noirs. Streak, le gangster, est le type-même du bandit américain : mal rasé, méchant, sans scrupules et surtout manipulé par la Compagnie des Fourrures.
"La captive aux yeux clairs", on l'aura compris, c'est la belle Teal Eye. Le film regorge d'humour, de peur, de violence et de tendresse mêlés. On ne s'ennuie pas un seul instant : soit les Crows attaquent, soit c'est Streak qui menace, soit (troisième possibilité) le bateau est halé par les Canadiens. Ceux-ci parlent très souvent français : l'oncle de Boone n'oublie jamais son "Speak english" assez amusant. Si certaines scènes sont violentes, l'humour les compense.
Un très beau western.