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André Markowicz et Françoise Morvan auront bientôt achevé la retraduction de tout le théâtre de Tchekhov pour la collection Babel. Ils proposent ici une version retravaillée de lit Cerisaie, publié une première fois en septembre 1992. Egalement au catalogue Babel : Les Trois soeurs (n° 69), Oncle Vanta (n° 104), La Mouette (n° 188), L Homme des bois (n° 189), Ivanov (n° 436). La collection des pièces de Tchekhov en Babel dans la traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan sera complète avec la parution prochaine de Platonov (disponible pour l'instant en Solin /Actes Sud, la traduction fera l'objet d'une refonte complète avant d'être publiée au début de l'année 2003) ainsi que celle des Petites Pièces en un acte (rassemblant Sur la grand-route, Chalcas. Le Chant du cygne, L'Ours. La Demande en mariage. Le jubilé et Les Méfaits du tabac). --Ce texte fait référence à lédition Poche .
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Formidable,
Par Pierre FABRE (Sagelat (France)) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Cerisaie (Poche)
Cette pièce de Tchékhov demeure quasiment introuvable dans le commerce traditionnel.Quelle pièce merveilleuse ! Le support papier, par ailleurs, me semble d'une bonne qualité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 4) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une Cerisaie en mélo-comique qui défriserait un chauve,
Par Jacques COULARDEAU "A soul doctor, so to say" (OLLIERGUES France) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Cerisaie (Poche)
J'ai vu une bonne demi douzaine de « Cerisaie » Mais celle de Jean Louis Martin Barbaz au Studio à Asnières présentée en décembre 2007 m'a réveillé pour la première fois. Il est vrai qu'il a travaillé la traduction pour injecter le Temps des Cerises dans sa Cerisaie, même si le traducteur affirme qu'il a respecté le style de Tchekhov. Je ne me souvenais pas d'une Cerisaie avec la langue de tous les jours de Belleville ou d'ailleurs. Et pourtant le Temps des Cerises en Octobre. En Octobre dites-vous ? Mais c'est le Temps des Cerises à la Russe, j'imagine, et en plus c'est le moujik qui triomphe. Voilà que Tchekhov devient prophète. Jean Louis Martin Barbaz transforme cette pièce russe sur la transition révolutionnaire encore à peine imaginable au temps de Tchekhov et que celui-ci saisit comme un immense naufrage de l'aristocratie terrienne au profit de la revanche des moujiks libérés et de l'exil à Paris, pathétiques réfugiés russes de la révolution, Jean Louis Martin Barbaz transforme donc cette pièce en un dossier mordant et piquant de notre société dans sa propre transition en forme de dissolution de l'ordre établi et des ordres acquis il y a un demi-siècle dans la mer de (ciel qu'écris-je !) la globalisation de l'économie de marché. Feydeau se profile, ou je ne sais quel autre Labiche avec un chat en poche et quel chat en poche. Le brave moujik triomphant fait très fort en jeune président de la république tout juste sorti des urnes. Chat en poche je vous disais. Le petit étudiant professionnel qui défend l'ordre révolutionnaire dans l'absolu isolationnisme aveugle et un égoïsme visionnaire de toutes les assiettes auxquelles il accepte de picorer, il fait vraiment bien en étudiant anarcho-trotskiste bloquant sempiternellement, année après année, le campus vertical de Tolbiac maintenant qu'il ne peut plus bloquer celui de Jussieu pour cause de désamiantage, sans que jamais il n'ait le courage de monter au vingt-cinquième étage, s'il y en a un, et de commencer sa descente maléfique dans le maelstrom réel de la société à tire d'aile du pigeon qu'il est à travers les airs. Chat en poche je vous disais. Pigeon d'un petit postier ou d'une employée municipale. Et Jean Louis Martin Barbaz ajoute, avec Jean Pierre Gesbert, une musique juive en diable, diantre que cela va bien à ces horreurs aristocratiques. Mais il rend pathétique, effrayante et absolument incorrigible la brisure sociale, la cassure mentale et la rupture spirituelle que rien ne peut jamais guérir car la seule issue à laquelle vous avez toujours droit, c'est le renversement complet dans lequel le moujik d'hier devient le maître président de demain. A lire et relire. A voir et revoir. Mais procurez vous la traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan. Cette traduction appelle enfin un chat un chat, chat en poche je vous disais, et a injecté le style d'Oscar Wilde (qui parle plutôt d'appeler une bêche une bêche) dans la glaise de Tchékhov, et il jure ses grands dieux, surtout qu'il a la taille du président, qu'il a respecté le texte de Tchékhov à la lettre. Mais Bonjour les dégâts, et un salut à Tartuffe en passant.Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 7) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Bon tableau impréssioniste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Cerisaie (Poche)
Cette oeuvre de théâtre décrit à la perfection la situation de la Russie à la fin du XIXè siècle et au début du XXè siècle. A mon avis, le point faible de l'oeuvre est le peu développement psycologique des personnages. Ils expriment dramatisme mais ils ne sont pas capables d'échapper de le modèle crée par l'auteur.
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