Dans cet ouvrage connu, René Barjavel raconte son enfance, en laissant le cours de sa pensée guider sa plume.
A travers ses souvenirs se dégage l'atmosphère de la Drôme provençale de l'époque. Dans ce pays -qui est aussi le mien-, les cultures qui nécessitaient beaucoup d'eau, des terrains profonds, n'existaient pas. Seuls les moutons et les chèvres pouvaient se contenter des végétaux ras adaptés au climat méditerranéen.Quant aux humains, ils se contentaient de peu et ne gaspillaient rien. Un vêtement était usé jusqu'à la trame, une charette devait durer plusieurs générations...La vie pouvait être facilement enlevée par les maladies qu'à l'époque, on ne traitait pas comme aujourd'hui...La mère de l'auteur en subira les conséquences.
Malgré cela, le bonheur était au rendez-vous, fait de choses simples aujourd'hui oubliées et remplacé par le progrès qui,souvetn isole les hommes et effrite les liens sociaux.
De ces souvenirs très bien écrits se dégage un message important: en quelques décennies, la société a complètement changé...Le côté "durable" qui était omniprésent à l'époque a disparu et a été remplacé par le jetable (le terme "durable" n'est plus utilisé que par l'écologie). La solidarité -si elle existe encore dans nos villages du sud de la drôme- a tendance à se perdre...