Le titre est trop restrictif puisque l'auteur nous offre bien plus: un récit de la fin du Reich depuis l'offensive de l'Armée Rouge sur la Vistule.
Comme souvent avec les historiens anglo-saxons, les faits l'emportent sur l'idéologie et la psychologie et c'est tant mieux: moins le chercheur s'implique lui-même dans son texte, plus les résultats approchent de l'objectivité. En conséquence de quoi le tableau n'est plus tout rose et à sens unique: stalinisme et national-socialisme apparaissent étrangement proches dans leurs méthodes et les Américains eux-mêmes n'ont pas toujours le beau rôle comme lorsqu'ils empêchent les réfugiés de franchir l'Elbe pour échapper aux exactions de l'Armée Rouge. Et cette quête inexorable du fait brut en laissera plus d'un pensif sur la nature humaine en constatant, qu'après avoir tenté de fuir avec horreur les viols des soldats soviétiques, il y aura des femmes allemandes, qui pouvaient être les mêmes, pour se prostituer à ces mêmes combattants après leur victoire...
Cartes à l'appui, les opérations militaires sont rapportées avec tous les détails et précisions souhaitables. De nombreux témoignages sont cités pour illustrer le quotidien et les enjeux politiques sont nettement définis. Dommage que l'index des sources ne fasse pas apparaître les références exactes pour ne citer que les organismes d'archives concernés.