Toujours cette simplicité de la langue, cette beauté fugitive. Cet auteur qui aime raconter des histoires et nous, lecteurs, qui aimons nous glisser dedans. Un récit allégorique, dans la résignation plus que dans la lutte. L'émotion du partage du père et du fils, la longue marche où l'on se perd, où l'on se trouve, le silence, la solitude, l'enfermement, écrasants. Et puis toutes ces petites choses épurées, très musicales (sensations : froid de la neige, confort des bottes ; sons : le milan se lissant les ailes ; clairs/obscurs : couleurs rousses de l'écureuil, gris pastellisés des décors dans lesquels on se laisse prendre ; souffles,...) qui font de cet ouvrage un conte à ciel ouvert. Un conte en noir et blanc, désespéré, mais jamais désespérant. Oppressant aussi.
ATTENTION : âme sensible aux animaux s'abstenir ! (j'ai eu moi-même un peu de mal avec ce roman...)