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3.0 étoiles sur 5
un petit classique de Peter Weir de sa période australienne, 13 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Dernière vague (DVD)
A l'époque où sort sur les écrans "The last wave" (1977), Peter Weir jouit d'une certaine réputation. Ses deux premiers films sont considérés comme fondateurs du cinéma australien dans la mesure où ils ont contribué fortement à sa reconnaissance internationale. De plus, "The cars that ate Paris" (1973) et "Picnic at hanging rock" (1975) ont le mérite d'avoir inauguré un genre à part entière : le Fantastique à l'australienne. Oubliez le bestiaire anglo-saxon habituel : en Australie, les cinéastes ignorent les fantômes, les maisons hantées, les momies, les vampires ou les loups garous. Ils interrogent plutôt l'identité mystérieuse de leur pays,inévitablement liée à la mythologie aborigène vieille de plusieurs milliers d'années. Après avoir exploré le bush, Peter Weir, dans "The last wave", aborde le monde citadin en situant l'action de son film à Sidney. Mais, comme dans "Picnic at Hanging Rock", ce qui l'intéresse avant tout, c'est la confrontation de deux mondes : celui, dit civilisé, du colonisateur anglais et celui, sauvage, des aborigènes.
A cette époque, l'art de Peter Weir touchait à l'indicible, que ce soit par les sujets abordés dans ses fictions (l'étrange communauté décrite dans The cars..., la mystérieuse disparition d'un groupe d'écolières dans Picnic..., les étranges changements climatiques de The last wave...) aussi bien que par le style affirmé de Peter Weir capable de filmer une nature impénétrable et d'en suggérer l'étrange altérité.
Malheureusement, revoir "The last wave" aujourd'hui ne rend pas justice à sa pourtant solide réputation. En effet, c'est le film de Peter Weir qui a le plus mal vieilli parmi tous ceux qu'il a réalisés au cours des années 70. Sa mise en scène se révèle par trop hétéroclite : subtile lorsqu'il s'agit de planter un décor et de plonger le spectateur dans une ambiance onirique et bizarre, et à d'autres moments balourde quand elle cherche à surligner certains aspects fantastiques du récit. C'est ainsi que les rêves de Richard Chamberlain souffrent d'une mise en scène maladroite due semble-t-il à un manque de moyen, voire plus gravement à une inspiration insuffisante. De la même façon, Peter Weir rate totalement les apparitions nocturnes, censément inquiétantes, du chamane.
Autant "Picnic at Hanging Rock" pouvait souffrir d'un scénario par trop squelettique, autant "The last wave" succombe à l'excès inverse : son scénario s'éparpille à cause d'une trop grande richesse thématique (dégradation du climat ; enquête policière autour d'un meurtre tribal ; les codes ésotériques des rites aborigènes ; la double identité du personnage joué par Richard Chamberlain) dont les divers éléments sont plutôt mal agencés, conférant au film un aspect brouillon. Je ne trouve pas non plus la photographie de Russel Boyd réussie. Même si elle reste cohérente relativement à la tonalité sombre du récit, elle échoue à créer un climat vraiment onirique, alors que le même chef opérateur avait signé la photographie sublime de "Picnic...", élément essentiel dans la réussite du film.
"The last wave", en l'état, reste intéressant néanmoins par l'originalité de son histoire et par son caractère atypique dans le genre Fantastique.
Si vous vous intéressez à la carrière de Peter Weir, c'est un titre à découvrir absolument.
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2.0 étoiles sur 5
très décevant, 20 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Dernière vague (DVD)
hélas! rien à voir avec le "dream time" des aborigènes australiens...
On prend ici le mot "dream" dans le sens commun alors qu'il se réfère en fait à une période paradisiaque pendant laquelle les Dieux étaient sur la terre.
En plus, le côté "inca " des dessins et sculptures fait sourire...
Donc Weir aurait mieux fait de se renseigner d'abord sur sur l'art et les légendes des aborigènes d'Australie! et même, pourquoi pas, d'y aller carrément!!!!
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