Je viens de lire trois ou quatre critiques de personnes qui ont bien aimé, parfait, cela ne m' apprend rien.
C' est la fin des haricots, je le savais déjà, pas grave.
Mesdames, Messieurs, voilà le pire de tout ce que l' on a pu voir sur un écran de cinéma depuis, je ne sais pas, ... dix ans ? vingt ans ? Voilà le
pire, celui-là, ah ! je vous jure, il a décroché le pompon.
Bien entendu, ça commence mal, très mal, on comprend rien, c' est confus, c' est toc, c' est tout ce que l' on veut éviter, c' est trop tard.
On continue, très vite, au bout de quinze minutes, dix-dept minutes, on est mal.
On commence à penser à ce qu' il faudra acheter demain au Monoprix, ne pas
oublier la mayonnaise en tube, il n' y en a plus.
Les images continuent à défiler, en Scope bien sûr, ça fait mieux, on sent
l' influence du "Maestro", un travelling chopé dans "OPERA", un hommage de
çi, de là, à Bava.
Les acteurs parlent, on souffre trop pour continuer à s' intéresser à ce
qu' ils pourraient dire, on ne se sent pas concernés.
C' est fini, on accèlère sur la télécommande, trois flèches vertes, puis
quatre, ça va plus vite, mais ça n' a pas l' air de s' arranger.
Voici Marie-Christine Barrault, je regarde la scène sur son fauteuil roulant je crois, avec cet acteur, le fils, que je ne connaissais pas, un ami du producteur d' après ce que j' ai entendu dire dans le bonus.
Je regarde la fin, je suis très énervé, la caméra (une Louma, dernier modèle), tourbillonne (comme dans Les Frissons de l' Angoisse, quand je vous disais que ... )autour du couple enfin réuni, en plein jour, sans
artifice, et le sortilège, la lourde menace, les méchants, tout ça c' est
fini.
Sophie Marceau est une très bonne actrice. J' aime bien la façon dont elle
dit à Jacques Dutronc au début de "Mes Nuits sont plus belles que vos Jours" à la terrasse du café : "... hein ? vous êtes un comique vous ? ",
ou bien dans le même film, un peu avant, ou après : " ... c' est des pauvres, et ça devrait pas être comme ça."
Je dis cela pour me situer n' est-ce pas, pour bien montrer que je ne suis
pas aigri, que je ne critique pas systématiquement tout.
Seulement on ne me la fait pas.
Mais je savais vous savez, je savais ...
Puisqu' ils savent que nous savons qu' ils savent que nous savons,... il faut vraiment que Sophie Marceau cesse de se croire réalisatrice, absolument hein !
Je suis sérieux.
Et puis maintenant, je cafte à fond, son premier film, avec Niels Arestrup
était mauvais.
Franchement mauvais.
Si vous regardez au mot "Rupture" dans le dico, vous verrez ma photo.
Alors louper un film sur la rupture, vous pensez !
N' est pas Pialat qui veut.
En clin d' oeil à une séquence de "L' Important c' est d' Aimer", je vais
dire parce que j' ai le droit :
" Sophie Marceau, quittez ce métier de réalisatrice que vous semblez aimer, mais qui ne vous aime pas."
Je voulais cliquer sur "zéro étoile" pour "La Disparue..." mais y avait pas.
O.LEWIS.