Présentation de l'éditeur
Ce n'était, dans l'Allemagne de Weimar, un secret ni pour Thomas Mann ni pour aucun individu bien informé : les murs d'Adolf Hitler, le chef du parti nazi, relevaient de l'article 175 du code pénal, criminalisant l'homosexualité. Sa liaison avec sa nièce, puis avec Eva Braun, ne pouvait le masquer qu'aux yeux du peuple. D'ailleurs, de nombreux documents l'attestaient, qui firent jusqu'à la guerre l'objet d'incessants chantages.
On aurait pu croire que le parti nazi, qui avait complaisamment recruté dans les rangs de la florissante communauté homosexuelle allemande, fermerait les yeux sur les comportements "déviants" des partisans du Führer. Seul Goebbels s'en était inquiété. Hitler lui-même n'en perçut que fort tard le danger pour le succès de son entreprise : parvenu au pouvoir, il redoutait désormais que cette permissivité fût regardée comme le reflet de ses propres penchants. Répression sanglante, bannissements, silences achetés, intimidations tout fut imaginé pour faire taire ceux qui savaient. Ernst Röhm, le chef des SA, qui ne faisait nul mystère de ses préférences sexuelles, le paya de sa vie, et avec lui tous ceux qui étaient des preuves vivantes du paradoxe moral qu'incarnait le " Führer ". Si la Nuit des longs couteaux scella définitivement la dictature, elle permit aussi de mettre un terme à ces soupçons.
Cette vérité intime, bien sûr, fut occultée par les crimes du nazisme. Pourtant, n'est-il pas légitime d'interroger la vie privée de l'homme qui précipita le monde dans le chaos, entraînant dans la mort ceux qui partageaient son secret ?
S'appuyant sur de nombreux documents inédits, sur les témoignages des derniers proches d'Hitler encore vivants, et plus simplement sur des faits historiques habituellement négligés, Lothar Machtan révèle aujourd'hui ce "secret" - l'un des mieux gardés de l'histoire contemporaine.
On aurait pu croire que le parti nazi, qui avait complaisamment recruté dans les rangs de la florissante communauté homosexuelle allemande, fermerait les yeux sur les comportements "déviants" des partisans du Führer. Seul Goebbels s'en était inquiété. Hitler lui-même n'en perçut que fort tard le danger pour le succès de son entreprise : parvenu au pouvoir, il redoutait désormais que cette permissivité fût regardée comme le reflet de ses propres penchants. Répression sanglante, bannissements, silences achetés, intimidations tout fut imaginé pour faire taire ceux qui savaient. Ernst Röhm, le chef des SA, qui ne faisait nul mystère de ses préférences sexuelles, le paya de sa vie, et avec lui tous ceux qui étaient des preuves vivantes du paradoxe moral qu'incarnait le " Führer ". Si la Nuit des longs couteaux scella définitivement la dictature, elle permit aussi de mettre un terme à ces soupçons.
Cette vérité intime, bien sûr, fut occultée par les crimes du nazisme. Pourtant, n'est-il pas légitime d'interroger la vie privée de l'homme qui précipita le monde dans le chaos, entraînant dans la mort ceux qui partageaient son secret ?
S'appuyant sur de nombreux documents inédits, sur les témoignages des derniers proches d'Hitler encore vivants, et plus simplement sur des faits historiques habituellement négligés, Lothar Machtan révèle aujourd'hui ce "secret" - l'un des mieux gardés de l'histoire contemporaine.
Présentation de léditeur
Le plus grand dictateur du XX° siècle aurait eu une jeunesse invertie. Pour explorer cette hypothèse, Lothar Machtan reprend pas à pas la biographie d'Hitler à partir de 1908, témoignage et documents à l'appui. Un quart de siècle plus tard, parvenant au pouvoir, Hitler doit tenir compte de l'opinion publique et de celle du maréchal von Hindenburg, homophobe endurci. Il fait éliminer au cours de la Nuit des longs couteaux, en 1934, plusieurs témoins gênants de ses frasques de jeunesse, dont Gregor Strasser, Ernst Röhm, le chef des sections d'assaut et homosexuel notoire, ainsi que tous ceux qui tentèrent de le faire chanter ou de révéler la vérité... Quant aux rapports qu'entretenait le Führer avec les femmes, notamment sa nièce, Geli Raubal, qui se suicida, et Eva Braun, il semblerait qu'ils aient juste servi de façade.
Lothar Machtan, né en 1949, a obtenu son doctorat d'histoire en 1978. Professeur à l'université de Brême depuis 1989, il y enseigne l'histoire des XIX° et XX° siècles. Il est l'auteur d'un livre consacré à la mort de Bismarck, paru en 1998.