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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Déboires humains,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Faim (Poche)
Un chef d'oeuvre de la littérature moderne ; on a rarement aussi bien décrit les incidences morales et psychologiques de la misère.Une plongée dans l'abîme de la pauvreté, avec beaucoup de réalisme. On ne devrais jamais oublier ce que nous dit ce livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
sur la faim,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Faim (Poche)
Le roman d'un jeune homme qui a faim, et qui glane quelque argent avec ses écrits. Analyse pointue des sensations physiques et psychologiques d'un homme torturé par la faim. Roman du 19ème siècle (1890). Un chef-d'oeuvre.
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A consommer,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Faim (Poche)
Je découvre Knut Hamsun, prix Nobel 1920, et déjà j'apprends qu'il a fini sa vie dans un hôpital psychiatrique... et qu'il était un chaud partisan de Hitler....Bon, après cette douche froide, je reviens au livre, écrit en 1890. Comme le dit André Gide dans la préface, le personnage n'est pas un héros de roman, c'est un cas clinique. Il ne se passe rien dans ce récit, le personnage raconte sa déchéance physique et mentale, sur un mode intimiste, analytique. Il meurt de faim, mais il est fier. Pire que çà, il est orgueilleux. Il n'hésite pas à mendier auprès d'un usurier qui refuse de lui acheter les boutons de sa veste, mais refuse l'aide d'un rédacteur en chef qui lui propose une petite avance pour un article à venir. Dès qu'il perçoit ce signe de confiance ou d'encouragement, une forme de respect pour son travail, un appui pour rester digne, il le refuse, sans montrer de vanité à son bienfaiteur, mais avec au fond de lui la rage d'avoir suscité cette bonté. Lorsqu'un épicier lui rend la monnaie par erreur, sa morale le torture, alors il s'empresse de s'en débarrasser, de se libérer de cet argent sale. Il entre dans le premier restaurant, dévore un steak, et donne le reste en pourboire à la serveuse. Volontairement appauvri il reprend son cycle auto destructeur. Bien sûr l'écriture est superbe, la narration vivante pour un sujet aussi cafardeux. On se laisse facilement porter, même si on ne se fait aucune illusion sur le dénouement. Tout semble écrit d'avance. Et c'est un peu la limite de ce superbe roman. En le lisant il m'est venu l'idée de le comparer à Martin Eden de Jack London. Les deux personnages souffrent de la faim, les deux veulent être reconnus et rester libres, mais là où Martin Eden construit sa vie de futur écrivain en se confrontant au monde, le jeune homme de La Faim la déconstruit en se réfugiant dans sa folie orgueilleuse. Martin Eden est un chef-d'aeuvre foisonnant de vie, je ne dirai pas la même chose de celui-ci. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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