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La Femme en vert Broché – 2 février 2006


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Broché, 2 février 2006
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Descriptions du produit

Extrait

Il remarqua qu'il s'agissait d'un os humain dès qu'il l'enleva des mains de l'enfant qui le mâchouillait, assis par terre.
La fête d'anniversaire venait juste d'atteindre son point culmi­nant dans un bruit assourdissant. Le livreur était venu puis reparti, et les garçons s'étaient goinfrés de pizzas en avalant des boissons gazeuses et en se criant constamment les uns sur les autres. Ensuite, ils avaient quitté la table à toute vitesse comme si quelqu'un leur en avait donné le signal et s'étaient remis à courir de tous côtés, certains armés de mitraillettes, d'autres de revolvers, pendant que d'autres, plus jeunes, brandissaient des voitures ou des dinosaures en plastique. Il ne comprenait pas vraiment en quoi consistait le jeu. A ses yeux, toute cette agitation se résumait à un bruit à vous rendre fou.
La mère de l'enfant dont c'était l'anniversaire avait mis du pop-corn à éclater dans le four à micro-ondes. Elle avait annoncé qu'elle allait essayer de calmer les enfants en allumant la télévision et en mettant une vidéo dans le magnétoscope. Si cela ne suffisait pas, elle les expédierait tous dehors. C'était la troisième fois qu'elle fêtait les huit ans de son fils et elle avait les nerfs à fleur de peau. La troisième fête d'anniversaire à la suite ! Tout d'abord, ils étaient allés manger, en famille, dans un restaurant à hamburgers hors de prix où était diffusée de la musique rock à vous crever les tympans. Ensuite, elle avait organisé une fête réunissant les membres de la famille et les amis, ce qui tenait plus de la communion que d'un anniversaire. Aujourd'hui, elle avait autorisé le petit garçon à inviter ses camarades d'école et ses copains du quartier.
Elle ouvrit le micro-ondes, en sortit le sachet tout gonflé de pop-corn, en enfourna un autre en se disant que la prochaine fois, elle essaierait de faire les choses plus simplement. Qu'elle se contenterait d'une seule fête et que cela suffirait. Comme du temps où elle était petite.
Le fait que le jeune homme assis sur le canapé demeure muet comme une tombe n'était pas pour arranger quoi que ce soit à la situation. Elle avait bien essayé de discuter avec lui mais elle avait fini par y renoncer et sa présence dans le salon ne faisait que la rendre encore plus nerveuse. Les conversations n'étaient pas d'actualité ; le bruit et l'excitation des garçons étaient tels que les bras lui en tombaient. Il n'avait pas proposé de lui venir en aide. Il se contentait de rester assis à regarder droit devant lui en silence. Il est mort de timidité, pensa-t-elle.
C'était la première fois qu'elle le voyait. L'homme devait avoir dans les vingt-cinq ans, c'était le frère d'un des gamins invités à l'anniversaire par son fils. La différence d'âge entre les deux frères devait avoisiner une vingtaine d'années. Il était extrêmement maigre et, à la porte, lui avait serré la main : de longs doigts, une paume moite et une nature très réservée. Il était venu chercher son jeune frère, mais le petit avait refusé catégoriquement, d'ailleurs la fête battait son plein. Lui et la femme décidèrent donc qu'il valait mieux qu'il entre quelques instants. Ce serait bientôt fini, avait-elle dit. Il lui expliqua que leurs parents, qui occupaient une maison située plus bas dans la rue, étaient partis à l'étranger et qu'il s'occupait de son petit frère pendant leur absence, mais qu'à part ça, il louait un appartement dans le centre-ville. Il avait piétiné quelques instants, mal à l'aise, dans l'entrée. Le petit frère avait rejoint la fête.
Et maintenant, voilà qu'assis sur le canapé, il regardait la petite soeur du garçon dont c'était l'anniversaire. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions. L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout. Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs. Un Indridason grand cru ! Prix Clé de Verre 2003 du roman noir scandinave et Prix CWA Gold Dagger 2005 (Grande-Bretagne).



Détails sur le produit

  • Broché: 298 pages
  • Editeur : Editions Métailié (2 février 2006)
  • Collection : Bibliothèque nordique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757803174
  • ISBN-13: 978-2864245667
  • ASIN: 2864245663
  • Dimensions du produit: 21,5 x 1,9 x 14 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (106 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Né à Reykjavik (Islande) en 1961, Arnaldur Indridason est journaliste, scénariste et critique de cinéma. Il est l'auteur de plusieurs romans policiers, véritables best-sellers internationaux. Son premier roman policier, La Cité des Jarres -paru en Islande en 2000 - a été traduit dans plus de vingt langues. Il également l'auteur de La Dame en vert (Grand Prix des lectrices de Elle 2007) et L'Homme du lac (Prix du polar européen 2008 du Point).

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Commentaires en ligne

Commentaires client les plus utiles

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par Woland le 24 décembre 2008
Format: Pocket Book
La femme en vert est une oeuvre poignante dont la mécanique narrative repose sur l'appariement temporel Présent/Passé et les ressorts psychologiques de l'anamnèse, l'évocation volontaire du passé.

Si le commissaire Erlendur et ses comparses souffrent d'un certain détachement dans leurs rapports professionnels (vis-à-vis d'eux-mêmes, des confesseurs), il n'en demeure pas moins que l'histoire familiale de Margaret, telle qu'elle est relatée, est confondante de sincérité tant elle déconcerte l'entendement et déprécie la nature humaine.
La violence conjugale, décrite scrupuleusement, est marquée du sceau de l'impénitence et de l'immensurable ignorance de l'homme dévoyé et aliéné par son abêtissante domination.
L'histoire personnelle d'Erlendur, non moins dramatique, interpelle autrement le lecteur policé, désarçonné par les vicissitudes d'un milieu familial heurté.

Ce roman noir ne laisse pas de mener le lecteur sur diverses pistes plausibles, Indridason s'échinant à instiller dans son esprit un suspense éveillant constamment l'attention.
La construction narrative favorise la compréhension de l'intrigue, l'auteur jouant habilement sur la complémentarité des évènements relatés et commentés par les personnages ayant vécu dans les années 1940 et des témoignages contemporains les concernant.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par Marie le 18 août 2008
Format: Pocket Book
Fidèle à Henning Mankell, j'ai voulu comparer deux romanciers des pays nordiques et je n'ai pas été déçue par Indridason.Son roman est puissant voir insoutenable dans la description de la violence conjugale et même la mère dont on ne connaîtra que le prénom dans la dernière page est volontairement désignée d'une façon impersonnelle(elle)pour encore appuyer l'horreur de la vie de cette femme et de ses enfants.Un roman qui donne à réfléchir, presque insoutenable par moment et l'on en viendrait presque à oublier l'enquête du commissaire Erlendur et ses soucis personnels.
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46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile  Par channe.jeff TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 14 février 2006
Format: Broché
Ce nouveau roman de Arnaldur Indridason m’a confirmé mon addiction à cet auteur. Dans la trace de ses mots, je ne peux changer de route. Je le suis pas à pas y compris dans les tempêtes et dans les ombres. Et c’est lui qui ne nous lâche pas la main, l’âme.
C’est un polar mais c’est accessoire. Tous ceux qui sont intéressés par les lectures sur la reconstruction de la mémoire individuelle et collective trouveront leurs contes dans ce roman. C’est avant tout un tissage d’histoire d’enfants en souffrance. Des enfants qu’on n’a pas voulu, des enfants qu’on a perdu, des enfants qu’on a battu, des enfants qui n’ont pas grandi…
Bien sûr, il y a un corps. Et un mystère à élucider à propos de ce corps.
Mais c’est surtout dans les mémoires des uns et des autres qu’on va chercher ceux qui ont été perdus. Les enfants et leurs parents. Des parents qui ont été des enfants et qui continuent l’histoire de la douleur, comme si c’était impossible de faire autrement.
L’inspecteur Erlendur a cette double identité de père et d’enfant. Et en quête de l’identité de ce corps perdu et retrouvé, il veut restituer une mémoire, celle de son pays, celle de l’histoire et celle des gens, et par-dessus tout, la sienne de mémoire. Une mémoire d’enfant blessée. Les fils se mêlent et se démêlent avec l’adresse du conteur. Nous reprisons la déchirure du temps…. Et c’est difficile. Nous faisons fausse route dans les mémoires … Mais le lecteur est piégé.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Véro le 26 octobre 2007
Format: Pocket Book
Ce livre est le deuxième opus que je dévore dans mon compte à rebours des enquêtes islandaises du commissaire Erlendur puisque, sans le savoir, j''avais commencé par le troisième et dernier en date : «la voix».

Avec celui-ci aussi j''ai été littéralement transportée, car il est à mon sens encore meilleur.

L''intrigue se construit au gré d''une alternance de plusieurs narrations parallèles.

D''une part le déroulement de l''enquête autour d''ossements humains datant d''une soixantaine d''années découverts sur un chantier, d''autre part la vie d''une famille sur fond ignoble de violence conjugale et enfin le dévoilement mesuré de la personnalité d''Erlendur et de son intimité familiale. C''est à ce niveau d''ailleurs que j''ai réalisé qu''il était peut-être préférable de suivre les trois opus du commissaire dans l''ordre car connaissant la suite je savais déjà ce qu''il adviendrait de sa fille dont il est largement question ici ainsi que les origines du traumatisme qui le sclérose. Mais ceci n'est qu''une petite parenthèse qui n''endommage pas la qualité du reste du roman.

En tout cas, outre la remarquable aptitude à dérouler un suspense palpitant, l''auteur se révèle être un incontestable explorateur d''âmes. La psychologie de ses personnages est décortiquée avec une réelle perspicacité reléguant bien souvent l''intrigue au second plan.

Vraiment, de très bons moments de lecture.
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