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La Fille derrière le rideau de douche Broché – 13 février 2014

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Extrait

Un meurtre stylisé

Alfred Hitchcock avait coincé la belle rouquine nue sur le plateau du studio 18-A et ne la lâchait pas. Malgré son côté pudibond, il gardait envers les femmes en général et la nudité en particulier une attitude d'écolier lubrique. Adolescent dans la force de l'âge, Hitchcock restait obsédé par tout ce qui touchait à la sexualité et profitait autant qu'il le pouvait de cette rare occasion de côtoyer une telle beauté en tenue d'Ève.
Le tournage de Psychose se déroulait dans une ambiance très réservée, stricte, policée et exceptionnellement comme il faut. Tous les techniciens étaient vêtus de pantalons sombres, chemises blanches et cravates. Même les gros bras chargés d'éconduire les intrus portaient des costumes Brooks Brothers. Comme à son habitude, Hitchcock était vêtu d'un complet noir Mariani, d'une chemise de lin blanc et d'une fine cravate italienne noire (il n'avait jamais de montre au poignet ni aucun anneau aux doigts). La costumière Rita Riggs portait ordinairement des jupes et tuniques de style Givenchy, avec des gants de cuir et des chaussures Capezios à talons plats. Hitchcock accordait un soin fétichiste au décorum vestimentaire. Dans ce cadre guindé, la «nudiste», comme disait M. Hitchcock quand il parlait de la superbe rousse, apparaissait extraordinairement dévêtue.
Plus tard, Rita Riggs a raconté : «Je la revois assise toute nue, à part ce drôle de petit bout d'étoffe que nous utilisions toujours pour couvrir les poils pubiens, en train de bavarder avec M. Hitchcock. Je regardais M. Hitchcock, la fille, et puis toute l'équipe qui était présente ce matin-là à boire le café et manger des donuts, et je me disais : "C'est surréaliste."»
Le tableau évoquait le fameux Déjeuner sur l'herbe de Manet, qui représente une baigneuse nue en compagnie de deux hommes tout habillés. Une centaine d'années auparavant, Le Déjeuner sur l'herbe avait servi à rallier les jeunes impressionnistes. La comparaison était pertinente. En l'espace d'une semaine, Hitchcock avait l'intention de composer un montage impressionniste de quarante-cinq secondes qui alternerait de brèves séquences, des plans rapprochés, des perspectives tourbillonnantes et des éclairs de peau nue, chacun durant tout au plus deux ou trois secondes. Hitchcock espérait qu'à l'écran, cette succession rapide de plans, comme autant de coups de poignard, aurait sur le public l'effet d'une décharge électrique.
Il était près de 10 heures du matin ce vendredi 18 décembre 1959, pourtant on se serait cru à minuit sur le plateau plongé dans les ténèbres. Chacun parlait à voix basse ou chuchotait, mais c'était par respect pour M. Hitchcock, qui était vénéré par son équipe comme par les stars, dont beaucoup auraient volontiers travaillé pour lui gratuitement (si du moins tel était le désir du frugal M. Hitchcock). Pour eux, c'était un honneur de faire partie de la distribution, même s'ils ne touchaient que le minimum syndical. Hitchcock, qui estimait le tournage à trente jours, payait son équipe comme si Psychose était un épisode d'une demi-heure d'Alfred Hitchcock présente. C'était une expérience : pourrait-il tourner un long-métrage dans les mêmes conditions qu'une émission de télévision ?

Revue de presse

Doublure nue de Janet Leigh dans la scène de la douche de Psychose, Marli Renfro aurait-elle aussi fini assassinée par un serial-killer ? Robert Graysmith a mené l'enquête dans son formidable «La Fille derrière le rideau de douche»...
En 1986, il a déjà publié Zodiac (suivi de Zodiac Unmasked) qui sera adapté à l'écran en 2007 par David Fincher : comment un journaliste, obsédé par un serial-killer jamais attrapé faute de preuves, rouvre le dossier, enquête de son côté, trouve la faille et parvient à le faire condamner. Il y racontait sa propre histoire et n'a plus cessé, depuis, de rouvrir des affaires classées et d'en faire des livres...
Ce qui fascine dans La Fille derrière le rideau de douche, c'est ce constant jeu de miroir et de reflets que Graysmith, en vrai fan du Laura d'Otto Preminger et du Vertigo d'Hitchcock, met habilement en scène : jeu de miroir entre les femmes, entre les hommes, entre les femmes et les hommes...
Ce qui captive aussi profondément dans La Fille derrière le rideau de douche, c'est le basculement de l'Amérique de la fin des années 50 dans les sixties, comme porteuse elle aussi d'une dualité, d'une forme de «double personnalité» : puritanisme, censure et frustrations d'un côté - qui engendrent nombre de psychopathes - et libération sexuelle de l'autre, encore réservée à la marge mais qui prendra bientôt le dessus. Plonger dans la vie de Marli Renfro, c'est plonger dans l'underground californien ; c'est croiser Hugh Hefner et son équipe, les précurseurs du naturisme, le cinéaste Russ Meyer, la bande de Charles Manson (l'assassin de Sharon Tate), et même Francis Ford Coppola. (Nelly Kaprièlian - Les Inrocks, février 2014)

Histoire de doubles, La Fille derrière le rideau offre nombre de jeux de miroirs, réels et cinématographiques, qu'on ne peut tous révéler sans déflorer le rebondissement final de cette enquête. Mais, avec son livre, Robert Graysmith s'est acquitté d'une dette. Il a offert à Marli Renfro la reconnaissance qu'elle mérite...
De l'Amérique puritaine des sixties naissantes, dont Sonny Busch incarne à l'extrême le refoulement et la frustration sexuelle, Marli Renfro est l'antithèse : une femme lumineuse qui aime les chevaux et le naturisme, et ne se soucie guère du qu'en-dira-t-on. Dédié à James Ellroy, ami et idole de Graysmith, La Fille derrière le rideau s'apparente, par son intrigue, au Dahlia noir (Rivages, 1988), autour du meurtre, en 1947, d'une jeune actrice. (Macha Séry - Le Monde du 27 février 2014)

Qui est la fille que l'histoire a négligée ? La question a longtemps intrigué Robert Graysmith, journaliste de San Francisco, à qui l'on doit l'enquête romanesque sur «le tueur du zodiaque» (dans Zodiac, de David Fincher, son rôle est tenu par Jake Gyllenhaal). Il aurait pu en faire un article, mais Graysmith est de ces auteurs maniaques qui n'aiment rien tant que s'égarer dans les zones d'ombre du paysage américain. (Laurent Rigoulet - Télérama du 12 mars 2014)

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Format: Broché
Enquête sur le destin d’une jeune stripteaseuse, Marli Renfro, doublure de Janet Leigh dans la fameuse scène de la douche de Psychose, par l’auteur de Zodiac – adapté à l’écran par David Fincher – qui permit, en 2008, de relancer la traque d’un des plus célèbres tueurs en série de la Californie. Un thriller où tout est vrai, dédié à… James Ellroy ! A découvrir sur vivelaculture
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Format: Broché Achat vérifié
Le grand mérite de ce livre est de nous faire pénétrer sur le plateau de "Psycho" d'Alfred Hitchcock, au moment du tournage de la fameuse scène de la douche. On découvre Marly Renfro, jolie rousse qui doubla Janet Leigh pour les plans de nudité. L'auteur nourrit une sorte de passion fétichiste pour cette figurante, modèle nu à ses heures qui fit les délices de la presse masculine dans les années 50. En parallèle, le livre suit les errances hallucinées d'un tueur psychopathe, fils à maman qui n'est pas sans évoquer Norman Bates, le héros de "Psycho", précisément. Toutes ces pistes se rejoignent et se reperdent, tout comme l'intérêt du lecteur, qui s'égare dans une avalanche de détails, tantôt scabreux, tantôt horrifiques, selon qu'on s'approche de l'un ou l'autre des protagonistes. Nudités et crimes de sang, photos coquines et meurtres atroces, Robert Graysmith balade son lecteur à travers des destins solitaires, à la découverte d'une certaine Amérique, celle des obsédés et de leurs obsessions.
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Format: Poche Achat vérifié
Mes étoiles vont aux pages qui décrivent la difficulté pour une des doublures de Janet Leigh & A. Hitchcock de tourner une scène de "nu" quand la censure américaine pourrait interdire la sortie d'un film à la vue d'un Nombril. Jusque là, les prouesses de la doublure Marli Renfro font fort dans la scène de la douche. Jusque là, c'est instructif et plaisant à lire On sait R. Graysmith obsédé par sa recherche de la vérité et de ses détails, MAIS là, c'est trop. Se greffe ensuite, la vie de Francis Ford Coppola, le "top" coiffeur des stars, Joe Sebring ET au bout de 300 pages, je n'en peut plus ! Je tombe sur la vie de R. Graysmith "amoureux" d'une photo de playmate, merveilleuse et talentueuse et..., Trop de personnages tuent LE personnage et marre de lire les fantasmes de R. Graysmith.
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