AqME, Chapitre trois : La fin des temps ; Une ère nouvelle ?
« Il est de ces groupes qui vous touche vraiment qui mine de rien prennent vite une place importante dans votre paysage musical.… ». Cette Phrase résume bien ce que je pense de ce groupe. En deux Album AqMe a su se tailler une part de choix dans le Métal français, devenant même un groups phare du mouvement en alliant gros son et mélodie. La où Sombre effort a impressionné avec une atmosphère lourde et dérangeante, Polaroid et Pornographie a confirmé leur talent incluant mélodie et textes dans leur musique.
Leur troisième Opus sorti le 10 octobre 2005 est un choc musical. Un concept Album, lourd, très lourd, sombre, ténébreux… Un retour au source ? Plus que jamais. Un fil conducteur s’impose dans cet Opus : La mort.
La Mort… . La mort de tout, de l’humain (Rien Au Monde ; Ainsi soit-il), de l’ignorance (Une Vie Pour Rien), de l’insouciance (La Fin des Temps), de l’amour (Une Dernière Fois), des rêves (Des Illusions). L’acceptation que tout a une fin, aussi dure soit-elle à digérer.
Autre différence marquante : Tout le monde a participé aux textes. Ainsi (soit il ?!) toutes les chansons sont crédités AqME et non Koma comme précédemment. On aprend en cherchant un peu que Ainsi soit-il a été écrite par Charlotte et parle de L’Eutanasie, Rien au monde par Ben et parle de la mort d’un proche.
A l’écoute une chose nous interpelle tout de suite dans le son : La présence de Solos de Ben, tantôt aérien, tantôt rythmés et très aigu. On croirait Un mix de Black Sabbath, Métallica et Led Zeppelin, rien Que ça… Et c’est normal, ce sont les influences clairement énoncé par le groupe pour cet Album.
Koma semble avoir trouver son chant, sombre et parfaitement imbriqué dans la musique comme sur la fin de Ainsi soit-il où son cris et le riff de Ben ne forment qu’un pour le lus grand plaisir de nos esgourdes.
Un Track by Tack ne s’avère pas nécessaire tant le tout est homogène. On passe d’un Ténèbres, grave et inquiétant à la fin des temps aux faux airs de Metallica, au single Pas assez loin, plus groovy, ayant un petit quelque chose de Weezer avec sa guitare Emo jusqu'à La belle inconnue qui semble sorti de l'antre du Sabbath ; le tout avec aisance et en respectant le fil conducteur et l’esprit du groupe.
Au final ce disque, rugueux à la première écoute laisse entrevoir des pièces maîtresses avant de se dévoiler complètement comme un Opus frôlant la perfection, Parfaitement maîtrisé, sombre, technique, efficace et entêtant. AqMe nous offre leur vie, leurs doutes, leurs tristesse et en même temps sans aucun doute le meilleur disque de Métal Français de cette année et peut être plus…