La lecture de cet ouvrage est des plus difficiles. La démonstration est en effet confuse, et tourne complètement le dos aux conclusions de la recherche philologique, présentée ici comme de l'hypercritique, malgré la grande prudence et l'érudition des savants concernés (Poucet, Mastrocinque, Cornell, Wiseman). Même sur le plan archéologique, la méthode est criticable, faisant fi de la rupture intervenant au VII siècle, qui signale la vraie naissance de Rome (Heurgon en particulier, suivi de la quasi unanimité des chercheurs).
Conclusion : les archéologues seraient parfois plus avisés à ne faire que de l'archéologie,quand les méthodes et les travaux des philoloques les rebutent à ce point. L'ouvrage de Grandazzi constitue scientifiquement une régression.