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Cela fait des générations que les enfants de deux villages voisins, ceux de Longueverne et de Velrans, se font la guerre. Une histoire de tradition sans doute, pour une guerre qui, bien qu'enfantine, n'en reste pas moins d'un grand sérieux. Moins sanglante que celle des adultes bien sûr, mais tout aussi dangereuse pour l'amour-propre de ceux qui, prisonniers, se retrouvent à la merci de leurs ennemis ! En effet, le butin de guerre des deux armées est constitué des boutons et lacets, attributs indispensables sans lesquels les malheureux tombés aux mains de l'ennemi se voient obligés de s'enfuir tout nus, et même parfois copieusement fessés !
De batailles perdues en revanches, cette guerre épique et truculente rythme la vie des enfants de ces deux villages, menée par des personnages hauts en couleur comme Lebrac, Petit Gibus, Grand Gibus, La Crique ou Camus. On ne peut s'empêcher de rire à certaines des ruses inventées par ces jeunes stratèges mais aussi de s'apitoyer sur le sort des pauvres victimes. Certaines des expressions sont crues comme l'a voulu l'auteur et comme il le précise :
J'ai voulu faire un livre sain, qui fût à la fois gaulois, épique et rabelaisien ; un livre où coulât la sève, la vie, l'enthousiasme... Aussi n'ai-je point craint l'expression crue, à condition qu'elle fût savoureuse, ni le geste leste, pourvu qu'il fût épique.
Un classique de la littérature pour enfants pour tous ceux qui ne craindront pas de s'écarter d'une certaine pudeur verbale.
--Xavier Marciniak
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
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Sujet : Les deux villages de Longeverne et Velran se détestent de père en fils. La guerre est déclarée et la lutte est sévère. Peu à peu, on en vient à couper tout ce qui dépasse de vêtement.
Commentaire : La célèbre oeuvre L. Pergaud est revue, adaptée et présentée sous forme de BD en deux tomes. On apprécie les deux premières pages qui retracent de façon claire et ordonnée avec une calligraphie lisible, l'historique et le contexte du roman. Malheureusement, l'adaptation qui suit est très décevante. Les insultes, trop nombreuses et vulgaires sont inspirées d'une cour de récréation du 21 ème siècle avec beaucoup d'évocation sous la ceinture. Les dessins assez ternes contribuent à la révision bien simpliste d'une oeuvre qui, ce faisant, a perdu son âme d'enfant.
Présentation de l'éditeur
Les enfants de Longeverne et ceux de Velrans s’affrontent en une guerre sans merci où l’humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l’ennemi : ils se font dépouiller de leurs boutons, agrafes, lacets et n’ont plus qu’à détaler… en retenant tant bien que mal les vêtements en désordre ! Voici une œuvre truculente, tendre et savoureuse où mille péripéties cocasses s’enchaînent.
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
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Quatrième de couverture
C'est un beau titre, La Guerre des boutons, pour un joli livre. L'histoire des gosses de deux villages qui se font la guerre, comme au Moyen Age entre voisins. On oublie vite pourquoi. Ils sont susceptibles, les mômes. Et puis surtout, ils ont besoin de s'occuper, de s'entraîner. Comme ils n'ont pas de chevaux, ces moujingues (un mot de l'époque) qui se prennent pour des Chevaliers, et qu'on leur a pas encore appris à tuer, ils piquent les boutons, tout simplement... que les falzars dégringolent... L'humiliation ! La honte... Piquer les bretelles, les boutons ! Pour prendre moins de risques et jouer le jeu jusqu'au bout, ils se battent à loilpem... les couilles à l'air. Grande hardiesse en 1912... la date du livre ! Et puis les gros mots... Alors ? Un ouvrage " pour enfants ", La Guerre des boutons ?... Faut voir... Un certain malentendu... On le colle, à présent, dans les anthologies scolaires. Ce qui est sûr, c'est qu'il est un livre de nostalgie. Nostalgie de l'enfance... de la terre natale... du langage aussi. Un livre délibérément franc-comtois, avec des tas de mots qu'on ne connaît pas, expliqués en bas de page. C'est ça qui m'amuse aussi. Ni de l'argot ni du patois... Des mots de tous les jours, au ras des mottes, entendus à table, dans la ferme, parmi les labours et les jachères. Pergaud, il s'en goberge ! Nous aussi. Qu'est-ce que c'est un livre " pour enfants " ? Pinocchio ?... Poil de Carotte ? Alice ? Pantagruel ? Voire, disait Panurge, justement. Louis Pergaud, je pense, l'a écrit pour son plaisir. Un bon critère! Et la guerre, la vraie, est arrivée. Il y est allé, Pergaud... Il avait écrit aussi des histoires de bêtes, De Goupil à Margot, la pie, le renard... On lui a donné un flingue. Qu'il aille défendre la patrie, loin de la Franche-Comté... là-bas dans la Meuse. En 1915, il s'est fait étendre. Mort pour la France. Etait-ce bien utile... indispensable ? A ce roman début de siècle qui a tout le charme rétro qu'on veut, mais pas une ride, les dessins de Florence Cestac donnent un sacré coup de jeune. Ils ont un comique propre, une dynamique d'humour exceptionnelle. Les personnages, avec leurs gueules bien expressives de tapir, leurs yeux ronds et leurs bouches ouvertes, rendent tout à fait le mouvement du récit et son ambiance. A se tordre !
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Biographie de l'auteur
Louis Pergaud est né en 1882 à Belmont, petit village du Doubs. Fils d'instituteur, il entre à l'école normale de Besançon, puis enseigne à Durnes et à Landresse, village auquel il apportera la notoriété en lui donnant le nom de Longeverne dans La Guerre des boutons, publié en 1912. Son premier recueil de nouvelles paru en 1909, De Goupil à Margot, histoires de bêtes, obtient le prix Goncourt en 1910. Suivront La Revanche du corbeau (1911) et Le Roman de Miraut (1914). Il est mobilisé en 1914 à Verdun. Dans la nuit du 7 au 8 avril 1915, âgé de trente-trois ans, il trouve la mort à la tête de sa section.
Claude Lapointe est né en 1938. Auteur-illustrateur, il crée en 1973 latelier dillustration de lécole des arts décoratifs de Strasbourg où il forme jusquen 2005 de nombreux élèves à cet « art à part entière », quil défend avec passion. Claude Lapointe a obtenu de nombreuses distinctions, dont le grand prix graphique de la foire de Bologne en 1982.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.