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38 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Triste constat,
Par AL-2002 "AL-2002" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La haine de l'Occident (Broché)
Cet ouvrage mérite assurément davantage que les deux pauvres étoiles attribuées par Ollivier. Jean Ziegler n'en est plus à son coup d'essai dans les ouvrages dénonçant les méfaits de notre mode de vie occidental. Même si on pourrait craindre certaines redites, cet ouvrage se lit comme un roman, mais un roman qui nous rappelle que nous sommes des privilégiés en sursis. Et que nous ne cessons d'engraisser notre considérable dette envers la plus grande partie des habitants de cette planète, laquelle devra être payée un jour ou l'autre par nos descendants. Et il ne s'agit pas là d'une dette monétaire comme celle que le FMI pérennise dans les pays dits en développement, mais d'une dette de sang...Une note d'espoir toutefois: Le superbe chapitre sur la Bolivie et l'analyse de l'élection d'un Evo Moralès au pouvoir. Et avec l'avènement du premier président de couleur aux USA, on veut croire à la voie de la réconciliation...Mais les forces obscurantistes guettent. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un devoir de mémoire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Haine de l'Occident (Broché)
Ce livre de Jean Ziegler devrait être obligatoire à tous les lycéens, étudiants et tous ceux qui se revendiquent citoyen du monde. Certes, il met assez vite mal à l'aise tous occidentaux normalement constitué ayant un tant soit peu d'égard envers les pays que nous avons opprimés, oppressés et exploités. Ce livre est un devoir de mémoire, c'est une prise de conscience, c'est une claque !Ce livre n'a pas vocation à expliquer tous les rouages, toutes les manipulations, tous les coups d'états (d'autres livres s'en chargent) qui ont fait ce que le monde est aujourd'hui. Il expose juste les causes d'un ressentiment puissant et légitime que les pays « non occidentalisés » revendiquent. Certaines actions ou réactions nous paraissent parfois disproportionnées provenant de régions du monde fort trouble comme le moyen orient, les pays du Maghreb, l'Afrique ou l'Amérique du sud. Ce n'est que le résultat de tant et tant d'années de frustration, de pillages de leurs ressources et de condescendance que les occidentaux ont affiché à leurs égards ! Après cette lecture, comment ne pas être outré par les propos de notre cher président sur le discours de Dakar ? Comment ne pas être outré et un peu honteux par notre société de consumérisme affamant des millions de personnes ? Comment ne pas s'étonner même que les peuples ne se soient pas soulevés bien avant et même avoir basculer dans le terrorisme. Le terrorisme n'est rien d'autre qu'un acte ignobles (cf : 11/09/01) en réponses à leurs traitements ignobles. Comment ne pas être également outré par « le cassage » d'ethnie ou de famille ? Aucun européen ne peut comprendre ce que ces peuples ont enduré pendant des siècles et des siècles. Pourtant nous en avons eu un court aperçu. Les actes des nazis en 45 fut les pires perpétrés dans la mémoire des européens. Alfred Métraux a dit qu'Auschwitz avait permis aux européens de comprendre ce qu'ils avaient infligés aux Africains lors du commerce triangulaire qui a duré plusieurs siècles ! Lorsque l'auteur expose les conditions de vie du Nigéria, c'est tout bonnement affolant ! Affolant que pas une ligne ne sorte dans les journaux. Puis, à la fin, nous comprenons que les régions les plus calmes du globe renferment les régions les plus riches d'investissements occidentaux. Le peuple est secondaire. Pire nous avons même installé des dictateurs volontairement pour s'assurer d'un interlocuteur conciliant sur le long terme. Bien que la situation mondiale paraisse très sclérosée, trop bien contrôlée par les multinationales, il y a tout de même encore un espoir. Cet espoir vient de Bolivie, de l'élection du premier Amérindien. Avec lui, la sagesse séculaire des peuples a pris le pouvoir en nationalisant de manière très intelligente les entreprises privées étrangères. Il augmenta de ce fait le PIB de manière radicale ainsi que le niveau de vie des Boliviens sans discrimination (contrairement à ce qu'il se passait précédemment). La révolte des Boliviens n'a pu se propager à d'autres pays du continent à cause des dollars américains et l'équilibre reste encore fragile mais c'est déjà une victoire pour toutes ces années d'oppressions. La révolte que nous vivons à présent dans les pays du Maghreb va, je l'espère, dans le même sens en espérant que quoiqu'il advienne, le futur de ces pays soit leur futur et non pas celui que les occidentaux ont choisi pour eux, cela atténuera les tensions existantes entre les deux « camps ». Une chose est sûre, la colonisation n'a pas été bonne pour les pays colonisés que certains veulent bien le faire croire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Je ne savais pas !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La haine de l'Occident (Broché)
Je n'avais jamais entendu parler de la mine d'argent de Potosi.tant de morts: 80/jour x 360 jours x 250 ans ? Je ne savais pas. Peut-être qu'un jour,un grand d'Espagne ira à Potosi et se mettra à genoux, comme Willy Brandt à Varsovie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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