Contrairement au commentaire précédent (signé Aaken), j'estime que l'intérêt du film réside dans tout, sauf dans Marilyn Monroe.
Mais il est vrai que mon acquisition du DVD n'était, dès l'origine, pas motivée par sa présence, mais par le désir de voir dansées certaines des musiques d'Irving Berlin que je n'avais pas "vues" en scène. Les prestations de Marilyn dans ce domaine ("Heat wave" et "Lazy") sont nulles. Par contre, dans le domaine de la danse, deux numéros de Donald O'Connor sortent du lot : la version "écossaise" de "Alexander's Ragtime Band" et "A man chases a girl".
Pour le reste, le fil conducteur est effectivement la vie d'une famille de saltimbanques (le couple seul d'abord ; puis la famille avec les 3 enfants, devenus adultes). Deux caractéristiques : une proportion très importante de numéros musicaux (basés sur les titres d'Irving Berlin) ; et de très gros moyens, en décors et en nombre de danseurs. Et, comme cela était encore le cas à l'époque, hormis Marilyn, les danseurs savaient danser.
Le plaisir pour moi est là : beaucoup de talent (les prestations exceptionnelles de Donald O'Connor) ; une comédie qui se laisse tout à fait voir ; et somme toute un ensemble joyeux.
Le point faible : Marilyn. Elle est supposée jouer la blonde acéphale à la diction hasardeuse ; mais au début seulement. Problème : on ne voit pas la différence ; et même dans les scènes "sentimentales", le sourire crispé et les yeux écarquillés sont encore là. Quant aux prestations de danse, cela relève du racolage. Aujourd'hui, on règle ce problème sur les images fixes par logiciel, permettant de donner à croire qu'on peut lire dans les yeux de certaines ou de certains autre chose que les horaires des trains ; et on règle le problème dans les "clips" par le montage, qui donne du rythme et le rythme à une vedette qui ne serait sinon qu'un élément inanimé et encombrant du décor.
Cela a été restauré parce qu'il y a Marilyn ; c'est à son crédit. Mais il y a mieux à voir en dehors de Marilyn.
Dernier argument : quand on constate le prix actuel des places de ciné, et ce qu'on y passe, il devient difficile de déconseiller certains films anciens dans lesquels tout n'était pas tricherie sur les prestations...