Commentaires client les plus utiles
23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Symptôme, 17 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Lignée (Broché)
Guillermo Del Toro est familier de l'univers des vampires. Il a déjà eu l'occasion de nous montrer sa vision moderne des vampires via Blade 2, avec Wesley Snipes. Les prémices de la Lignée sont là : modernisation de la mythologie du vampire, explication scientifique du phénomène, mutation de la créature, arsenal ultra moderne pour la contrer, intégration du phénomène vampire dans les grands moments de l'histoire de l'humanité, etc. Cette approche scientifique est intéressante dès le début du roman : un avion se pose à l'aéroport JFK mais aucun des occupants ne donne signe de vie. (voir le pilote de la série tv the Fringe). Croyant avoir à faire à une attaque bio-terroriste, les autorités envoient sur place une équipe spécialisée dans les maladies infectieuses ... L'auteur aime utiliser le folklore populaire pour nous montrer ce qui se cache dans l'ombre. Et l'histoire des vampires est un support idéal pour le faire. La formation de l'équipe est symptomatique de ce que veut créer le romancier. Elle sera chargée dans cette trilogie d'affronter le mal et la maladie qui menace de ravager la planète. Elle compte deux scientifiques incarnant le côté rationnel, un pseudo prêteur sur gage qui représente le chasseur Van Helsing qui connaît l'historique du mal qu'ils affrontent, et un dératiseur, qui leur sera d'une grande aide en leur expliquant son art de la chasse aux nuisibles ! Face à eux, le Maitre et un millionnaire qui rêve de la vie éternel ... Tour à tour, le lecteur pourra facilement s'identifier à chacun des héros qui représentent une facette des différentes sciences. Facettes que les chasseurs devront maîtriser pour avoir une chance de parvenir à leurs fins. Et pour surtout échapper à la faim des vampires. Guillermo Del Toro et Chuck Hogan préfèrent oublier le côté romantique du vampire en costard avec deux jolies canines pour mettre en place une propagation qui s'apparente plus à celle d'un virus et d'un fléau. Oubliez le beau gosse, faites place au Monstre ! Danny Boyle avait déjà donné un coup de jeune aux zombies avec 28 jours plus tard. Et Del Toro utilise le même genre de procédé pour incarner son vampire type. En s'éloignant des clichés du genre, il réécrit la mythologie vampire en créant un phénomène que les scientifiques du roman peuvent explorer et tenter de comprendre. Il va expliquer les changements physiologiques qui s'opèrent à l'extérieur et surtout à l'intérieur de l'être contaminé. Il annonce surtout son plan en nous expliquant très vite que cette introduction n'est que le début d'une première phase de transformation du vampire. Une première « éclosion » qui doit mener à la création d'une seconde génération, plus résistante, plus intelligente et plus en osmose avec le corps qu'elle « vampirise ». Car ici, le vampire est considéré comme un parasite qui prend possession de l'être vivant. En modifiant ses organes internes, il reste très virulent au sein de son hôte, même quand ce dernier est hors d'état de nuire. (Je crois me souvenir que c'était aussi de cette manière que Roberto Rodriguez avait présenté ses envahisseurs dans son remake de l'Invasion des Profanateurs, via des êtres infestés). Côté reproche, on pourra juste trouver que certains combats à la fin du roman sont assez répétitifs et qu'au final, ce premier tome ne recèle pas de surprises dans son intrigue. Libéré de cette phase de présentation de l'histoire et du casting, le tome 2 permettra aux auteurs de rentrer dans le vif du sujet et de jeter sur la table les véritables grosses cartes de leur(s) jeu(x). Frédéric Fontès
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Distrayante série B, 3 novembre 2010
J'avais entendu parler de ce livre comme une petite révolution par rapport à la littérature actuelle bit-lit: pas de romantisme mais du sang et des créatures féroces. Et c'est vrai que de ce côté là, le livre remplit nos attentes. Il y a de l'hémoglobine. Par contre, je n'y ai rien vu de révolutionnaire, au contraire: cela reprend un peu tous les codes de la série B horrifique, dont je suis fan. Le début est lent et en fait cette lenteur nous prive de l'élément de suspens:on devine très vite ce qui va arriver. Le mot vampire, dans ce tome, aurait pu être remplacé par un autre mot car en fait le point de vue est plutôt épidémiologique. Les personnages sont très stéréotypés mais, sans nous les décrire de façon très détaillés, on arrive à s'attacher au vieil homme, Setrakian, au Dr Goodweather, héros principal de ce roman, et à quelques autres humains dont l'exterminateur de rats, Vassili. Le roman est clairement conçu pour avoir une suite mais le tome ne finit pas sur un coup de théâtre même si le suspens qui faisait défaut dans la 1ère partie du livre est enfin là. En résumé, un bon moment de détente, sans prétention mais efficace. On sent l'adaptation au cinéma à venir.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Excellent roman qui renouvelle le mythe du vampire., 13 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Lignée (Broché)
Il est vrai que depuis 2009, les vampires sont très à la mode. Pourtant ce roman de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan (un peu scénario de film), renouvelle assez le mythe vampirique. Début de l'histoire: ABRAHAM, un enfant roumain est fasciné par un conte que lui raconte sa grand mère. 1943: ABRAHAM se retrouve à Tréblinka (il est juif). Outre l'horreur nazi, il est confronté à un vampire. De nos jours, il a une petite boutique de prêts à Manhattan mais est toujours en alerte. Dans le même temps Un Boeing 777 atterrit à l'aéroport JFK de New York. Tout est éteint dans l'avion et les 200 passagers ne donnent plus signe de vie. Eph et Nora des membres d'une équipe de biologistes commencent l'enquête. L'horreur commence. Ce roman malgré ses imperfections et qui nous rappelle "Je suis une légende" ou du "Sang pour manitou" ne se lâche pas. De plus, il n'est pas question de vampires avec une grande cape, le teint blême et de longues incisives mais d'une sorte de virus qui absorbe la vie et le métabolisme du contaminé. ce dernier se multiplie en contaminant les autres personnes. Si votre but est de vous divertir et de passer un bon moment d'épouvante, ce livre est pour vous. J'ai bien aimé.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|