Vous souvenez-vous du Silence des agneaux , de Thomas Harris ? Bien sûr : L'agent Clarisse se fait aider par un cannibale retors et fascinant du fond de sa prison pour remonter la piste d'un serial-killer. Grangé part d'un principe similaire, mais va plus loin : cette fois, il s'agit d'un journaliste qui enquête pour comprendre l'origine du Mal en se faisant passer pour Elisabeth, une étudiante en psychologie. Elisabeth correspond avec le meurtrier lui-même, emprisonné, qui va "la" guider pas à pas en Malaisie, au Cambodge puis en Thaïlande, pour le/la conduire vers l'horreur.
La quête sombre est palpitante, le parcours est angoissant vers les eaux troubles du mal.
Grangé a - enfin - abandonné les longues envolées lyriques dont il usait pour dire des choses toutes simples : l'écriture est sèche, sans fioritures, c'est mature et efficace, ça se dévore en deux jours et on en ressort plutôt sonné.