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La Logique ou L'art de penser Poche – 9 septembre 1992


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Extrait

Extrait de l'introduction

«Voilà une belle occupation pour M. Arnauld que de travailler à une logique !» Pascal a des objections de fond contre la logique aristotélicienne : seule la géométrie est à ses yeux en mesure d'enseigner la «véritable méthode de conduire la raison», et encore est-elle propre à «faire l'essai, mais non pas l'emploi de notre force» ; que penser alors de la logique, qui, à force de «noms barbares», mêle quelques bons préceptes à quantité de règles «inutiles ou fausses», et n'aboutit qu'à «guinder l'esprit» ? Mais en l'occurrence cette protestation ironique témoigne surtout du sentiment qu'Arnauld avait beaucoup mieux à faire : «les besoins de l'Église demandent tout son travail». Les années 1657 à 1662 sont en effet pour Port-Royal une période d'extrême péril : une violente persécution menace les religieuses et les Messieurs s'ils refusent de souscrire de coeur et de bouche au formulaire qui condamne Jansénius ; la doctrine de saint Augustin et la vérité elle-même sont en danger. Ce que Pascal constate, c'est qu'en un temps où même les laïcs sont nécessaires (lui-même a payé de sa personne), la défense de la grâce est, pour le théologien le plus prestigieux de Port-Royal, un devoir autrement urgent que la mise à jour des cavillations des logiciens.
Comme c'est souvent le cas dans l'histoire de Port-Royal, les circonstances contingentes cristallisent des réalités essentielles. La Logique n'est pas un manuel destiné aux Petites Écoles, dispersées deux ans avant la publication ; tout au plus les élèves ont-ils dû suivre des leçons orales qui ont pu servir de banc d'essai. L'Avis préliminaire nous renseigne sur ses origines : une «personne de condition» ayant dit à «un jeune Seigneur», qu'il était possible de maîtriser une partie de la logique en quinze jours, «ce discours donna occasion à une autre personne qui était présente, et qui n'avait pas grande estime de cette science, de répondre en riant que si Monsieur... en voulait prendre la peine, on s'engagerait bien de lui apprendre en quatre ou cinq jours tout ce qu'il y avait d'utile dans la logique». La discussion aboutit au projet d'écrire «un petit abrégé qui ne fût que pour lui». Le jeune seigneur est Charles-Honoré d'Albert, duc de Chevreuse, fils du duc de Luynes (1646-1712), à l'intention duquel Pascal a composé les Trois discours sur la condition des grands. La personne qui propose de lui enseigner la logique est à coup sûr Antoine Arnauld. L'identification de la «personne de condition» est impossible en l'état actuel des connaissances. L'anecdote signifie au lecteur que la Logique n'est pas un livre de docte : elle prétend éviter de remplir l'esprit «d'une sotte présomption par une élévation étrangère et par une enflure vaine et ridicule au lieu d'une nourriture solide et vigoureuse».
Que ce projet soit né à Port-Royal n'a rien qui doive étonner. Les disputes qui ont marqué l'histoire du groupe janséniste l'y préparaient : les débats sur les propositions attribuées par N. Cornet à Jansénius, sur les probabilités des casuistes, sur le formulaire, et plus tard les polémiques contre les protestants sur l'eucharistie, comportent tous des aspects qui relèvent de la logique. La genèse de la Logique est pourtant obscure. L'utilisation de L'esprit géométrique implique qu'elle est postérieure à 1655, et celle des Réflexions d'un docteur de Sorbonne d'avril 1657 situe même la limite a quo après les Provinciales. Mais on peut être plus précis. La Bibliothèque Nationale de France possède un manuscrit intitulé La logique ou l'art de bien penser qui a appartenu à Vallant, médecin de Mme de Sablé : c'est une version manuscrite de la Logique dont l'antériorité par rapport à la première édition est attestée par le fait que plusieurs chapitres y manquent. On y trouve une allusion aux travaux d'hydrostatique de Pascal et de Rohault : «il n'y a pas deux ans», lit-on, «qu'on croyait indubitable que l'eau contenue dans un vaisseau courbé dont un côté était beaucoup plus large que l'autre se tenait toujours au niveau, n'étant pas plus haut dans le petit côté que dans le grand, parce que l'on s'en était assuré par une infinité d'observations ; et néanmoins on a trouvé depuis peu que cela était faux quand l'un des côtés est extrêmement étroit parce qu'alors l'eau se tient plus haute que dans l'autre côté». La Logique de 1662 donne le même renseignement, mais avec un délai de «deux ou trois ans». (...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

" La logique de Port-Royal " a été publiée pour la première fois en 1662 à Paris et sans nom d'auteur. A la fois grammaire intellectuelle et compendium de l'épistémologie du classicisme cartésien et pascalien, cet art de penser est structuré selon les quatre aspects de la pensée rationnelle : comprendre, juger, déduire, ordonner. Toutes nos connaissances ont lieu à travers des idées qui reflètent les choses, et le jugement porté sur ces choses s'exprime dans des propositions constituées par un sujet et un prédicat. La justesse des propositions est examinée, lors de la déduction, sur la base du syllogisme. Enfin, l'ordonnancement des jugements et conclusions conduit à la science par le biais de la méthode (analyse et synthèse). Cette logique a voulu s'appuyer exclusivement sur les mathématiques dont elle pensait pourvoir transposer le modèle dans tous les autres domaines du savoir et de l'exercice de la raison, par conséquent aussi sur le terrain de la formation syntaxique et grammaticale de tous les énoncés de langage, proposant ainsi un idéal de langage rationnel qui voudrait concilier l'esprit de finesse et l'esprit de géométrie : le discours classique par excellence.


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