Fort bien documenté, ce roman met en scène ce qui risque de devenir le croque-mitaine n° 1 du xxie siècle : le réchauffement du climat et les perturbations qu’il va provoquer. À partir d’une hypothèse extrême (mais pas irréaliste, c’est bien pour ça que c’est terrifiant) John Barnes développe un long et prenant roman-catastrophe comme on n’en avait peu vu depuis Ballard ou Wyndham dans les années soixante. Il ne s’agit pas pour autant d’un rébarbatif traité de climatologie : on suit simultanément de nombreux personnages qui vivent et agissent, auxquels on s’attache et dont on suit les pérégrinations avec passion. Après la pommade, le papier de verre : comme trop d’américains, Barnes ne comprend désespérément rien à l’Europe et à l’Afrique et écrit des c… monstrueuses, ce qui ne lui vaut que 3*** (et même 2 et demi, la moyenne quoi). Désolé. À noter l’intéressante (comme toujours) préface de G. Klein, bien que ses points de vue systématiquement pro-libéraux commencent à me fatiguer. Tiens, 2 et demi pour lui aussi.