Fiez vous aux autres commentaires, cette nouvelle de Kafka est vraiment bien faite, conforme à sa réputation.
Le malaise s'instille dès le début, où Gregor Samsa se lève en s'apercevant que son corps d'humain s'est transformé en cancrelat, c'est-à-dire en cafard, en blatte...
Cette simple métamorphose va bouleverser sa vie et Kafka arrive avec brio à traiter des thèmes de l'aliénation, de la responsabilité personnelle ainsi que du sentiment de culpabilité, le tout sous des interprétations psychanalystes possibles, en particulier la relation frère-s½ur, fils-père et fils-mère.
Seul bémol à ce beau tableau, le tout est vraiment court et on aurait pu légitimement en attendre un peu plus. Félicitations à la traduction, qui se montre parfaite et totalement transparente.