10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une épopée fantastique en hommage aux maîtres du genre, 13 mai 2008
Sur plus six cents pages, nous retrouvons la thématique qui a fait le succès du genre depuis Harry Pot ter et Dragon - une orpheline héritière d'un pouvoir lutte contre les Forces du Mal, entre société secrète, ennemi puissant et impitoyable au passé mystérieux, dragon, pirates, amulette et hideuses créatures des profondeurs - ce qui ne gâche en rien le plaisir et l'intérêt de la lecture.
Les exigences romanesques adolescentes sont comblées. Quête identitaire et spirituelle, magie, mais aussi actions, révélations, beaucoup de rythme et de rebondissements, des sentiments exacerbés, ainsi qu'une réflexion sur la religion, son pouvoir et ses dérives sont servis par les indéniables talents de conteur de Fabrice Colin. Aux frontières de l'héroic-fantasy, l'auteur prolifique, adepte du fantastique, signe avec ce titre un foisonnant roman à l'atmosphère sombre et gothique : le lecteur frémit, l'ambiance est aux secrets, aux superstitions, aux manoirs, aux bûchers qui se dressent dans des forêts envoûtées.
Sur cette trame devenue classique, La Malédiction d'Old Haven renouvelle le genre en jouant les dimensions parallèles, situant son récit dans une Amérique du XVIIIème siècle dont l'auteur réécrit l'histoire, s'inspirant du Moyen-âge auquel il ajoute quelques inventions technologiques, mêlant ainsi légendes et science fiction. De nombreuses références historiques ( telles l'inquisition ou les machines volantes de Léonard de Vinci ) rendent ce roman, déjà dense, parfois complexe. Présentant de nombreux personnages et plusieurs niveaux d'intrigues, des scènes de violences ( exécutions, tortures ), il ne conviendra pas aux lecteurs avant 14 - 15 ans. On regrettera seulement l'épilogue hâtif après le duel final en apocalypse.
Mais surtout, ce sont les références littéraires qui m'ont impressionnée : je n'en croyais pas mes yeux lorsque j'ai lu les noms de Arkham, Derleth, Necronomicon et enfin Cthulu qui me confirma mon heureuse surprise. Fabrice Colin bâtit son roman en référence à H.P. Lovecraft. Il ne s'agit pas ici d'une simple allusion, mais bien plutôt d'un hommage à l'univers de l'auteur fantastique - dans tous les sens du terme -. Je ne m'attendais pas à rencontrer un tel maître dans un roman jeunesse. Et la référence à l'oeuvre littéraire est parfaitement maîtrisée, habilement menée. Fabrice Colin tire merveilleusement partie des créations étranges et effrayantes de Lovecraft, nous offrant l'occasion rêvée d'initier les adolescents, férus des récits de fantasy, aux grands auteurs du genre.
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12 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Formidable, 22 octobre 2007
Un roman qui se dévore d'une traite, qui ne prend pas son lecteur pour un abruti de bas étage (conceptuellement et linguistiquement) et, plus qu'important, à ce don de la littérature qu'est l'alliance de l'imaginaire et de la reflexion.
Je recommande vivement.
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8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un très bon roman-jeunesse mais presque très bon pour les adultes, 10 décembre 2007
J'ai aussi dévoré ce livre
La présence de tous les éléments qui ont bercé notre vie littéraire (en Fantasy) est mêlée de façon ingénieuse pour en faire un Monde "cohérent".
Mes seuls regrets, peut-être en tant qu'adulte, restent la fin (trop prévisible) et le caractère de l'héroïne (dont la psychologie donne envie de la secouer).
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