Longtemps avant de lire le roman j'en ai vu l'adaptation à l'écran par François Truffaut. Pratiquement aucune surprise car le film était fidèle au livre jusqu'au dénouement final où les deux œuvres divergent.La fin du livre est beaucoup plus surprenante que son adaptation cinématographique. Irish nous prend en quelque sorte à contre-pied alors que Truffaut nous apportait une fin assez convenue.
La mariée était en noir est une vengeance menée de longue haleine et de main de maitre par une jeune femme très belle qui, le jour de ses noces, voit son mari s'écrouler devant l'église, atteint par une balle.
Le suspense n'est pas grand, dans ce roman. L'intérêt est juste de voir cette femme dresser la liste des assassins de son mari et de les éliminer un par un, froidement, sans état d'âme. La froideur de ses actes tranche avec la beauté irrésistible de cette femme. Le livre est très amoral, même si la jeune femme assume tous ses crimes. Plus d'une fois, par le hasard ou par le déroulement de l'action, elle pourrait faire passer d'autres protagonistes pour les criminels, mais elle s'arrange toujours pour faire éclater la vérité et empêcher la condamnation d'une innocente.
Le récit de l'histoire est aussi froid que la mariée. Chaque nouvelle partie du livre est associé à une vengeance et le crime perpétré, elle passe au suivant.
Sans doute certains trouveront ce livre un peu froid, un peu sec, un peu lapidaire, mais c'est pour mieux trancher avec le dénouement final, très surprenant. Un roman noir par un maitre du roman noir.