Une première lecture datant de bien des années, j'ai eu envie de [re]découvrir ce roman afin que Paul Auster (écrivain qui au fil de ses romans m'enchante et continue à m'enchanter, à m'impressionner et à me perturber). Et, une nouvelle fois, je me sens plonger dans des errances humaines faites de rencontres, de petits détails du hasard qui peuvent faire de grands ou petits destins. J'y retrouve un homme qui se complait de se voir proche d'une déchéance grâce à un tout petit rien ; un homme qui du jour en lendemain, et sans remord, décide de tout abandonner pour... n'aboutir à rien ou si, plutôt pour aboutir à sa perte. Un autre regard sur le choix et la liberté qu'un homme peut avoir dans sa vie : en se voulant libre, il s'enferme et erre dans un nouveau labyrinthe.
Pour moi, « La Musique du Hasard » est un grand Paul Auster, un de ces (ses) romans qui, même après plusieurs lectures, continue et continuera à toujours me fasciner au même titre que La trilogie New-Yorkaise, Moon Palace ou Le voyage d'Anna Blume.