Revue de presse
La mythologie programmée consiste en un ensemble de croyances socialement partagées :
À la croisée des chemins entre nos mythes anciens, ressuscités, et certaines des pratiques sociales les plus incontournables de notre société moderne, renouvelant nos traditions séculaires, mais pourtant masquée, elle s'impose à travers une série de supports concrets : événements, personnages, objets. A ces supports sont associés des pratiques, ou rites, orientés en fonction d'un avenir que le "programme" nous présente comme légitime et nécessaire.
Méfions-nous pourtant des adhésions sans faille :
Sous le joug discret de la coercition douce qu'exercent ces nouvelles religions, nous nous conformons paisiblement, gentilles brebis, à la liturgie du culte. La mythologie programmée rôde. Le désenchantement de notre société, décidément, n'est pas un fait acquis.
Ces pratiques, ces rites, ces cérémonies touchent des domaines divers :
Par exemple, l'ordinateur et la culture d'entreprise, la bioéthique et la carte de crédit, les calendriers et les salons, les déclarations et la philanthropie (à travers le fascinant personnage de Mère Térésa) ou le champ de la solidarité Nord-Sud. Chaque fois, derrière la fascination qu'exerce le programme, l'observateur attentif reconnaîtra le mythe, certes chahuté au fil de l'histoire, mais apte à justifier, qui sait, la montée d'un intégrisme laïc : hors du prescrit et du proscrit, point de salut dans notre nouvelle économie des croyances. --
Idées clés, par Business Digest
Quatrième de couverture
La mythologie programmée se situe en position d'interface entre des fragments de mythes anciens et des pratiques sociales auxquelles il est impossible de se soustraire. Elle se dissimule et, par là même, s'impose grâce à une série de u supports n concrets qui peuvent être des événements, des personnages ou des objets.
Un certain nombre de ces figures, prises à titre d'exemples, font chacune l'objet d'un chapitre (la carte de crédit, Mère Teresa, la bioéthique, la culture d'entreprise, l'ordinateur, etc.).
La dernière partie est consacrée à la a solidarité Nord-Sud, qui est au principe de la création du champ de "développement". On a beau constater les échecs de celui-ci et se lasser des illusions qu'il produit, personne ne saurait en contester le bien-fondé ni refuser d'y contribuer.
Peu importe le contenu de la croyance, l'essentiel est que celle-ci rende certaines pratiques nécessaires et que chacun s'y conforme.